19 décembre 2012

Sud Ouest 19/12/2012
Sud Ouest 19/12/2012
dautet 19-12-12.pdf
Document Adobe Acrobat 7.2 MB
Sud Ouest 18/12/2012
Sud Ouest 18/12/2012
Sud Ouest 18/12/2012
Sud Ouest 18/12/2012

18 décembre 2012

Interview d'Olivier FALORNI par Jérôme VAL sur France Bleu La Rochelle - Vendredi 14 décembre 2012

17 décembre 2012

Un débat houleux

La réunion menée par l'association Le Littoral esnandais a montré que les habitants étaient loin d'être sereins quant aux plans de prévention du village.

De nombreux adhérents réunis pour des échanges parfois tendus.

De nombreux adhérents réunis pour des échanges parfois tendus. (photo y. p.)

 

Mercredi dernier, le bureau de l'association Le Littoral esnandais a réuni ses membres. L'objectif de la soirée était de faire le point, avec eux, sur son action concernant les plans de prévention auxquels est soumise une partie du territoire esnandais.

 

70 membres de la centaine que compte l'association avaient répondu présent, ainsi que Yann Juin, maire de la commune et Sébastien Arzalier, attaché parlementaire d'Olivier Falorni, retenu à Paris.

 

À l'issue de l'exposé faisant état des plans de prévention, le bureau de l'association a évoqué son sentiment de rétention d'informations de la part de certaines collectivités, au sujet notamment de la cartographie des risques de submersion. Certains propriétaires s'estimant floués à la suite de la mise en vente de leurs biens et les courriers pessimistes, reçus des agences immobilières en retour, ont interpellé Yann Juin à ce sujet. Celui-ci s'est défendu de toute action de la part des services de la mairie dans ce genre d'affaire.

 

Quant à Sébastien Arzalier, il évoquait la récente entrevue entre Olivier Falorni et Béatrice Abollivier, et notamment la demande du député pour une étude au cas par cas de toutes les maisons situées en zone à risques.

 

Malgré tout, tous ont été unanimes sur le fait que le mal était fait, et qu'une certaine analogie avec la sinistrose vécue par Charron était en train de s'installer et planait de façon évidente dans le secteur de l'immobilier.


Dans ces échanges parfois vifs, certaines personnes dans le public ont regretté que les débats n'abordaient pas l'avenir, ainsi que le manque de synergie qui s'en dégageait. Reste que, pour cette fameuse digue des Mizottes, petit appendice de protection du village, et engluée dans cette lourde machinerie qu'est le Papi (1) Nord Aunis, il semblerait qu'il faudra encore patienter de longs mois, avant qu'une action d'élévation soit engagée.

 

(1) Plan d'actions de prévention des inondations.

 

Sud Ouest - 17/12/2012

7 décembre 2012

Bientôt, un nouveau commissariat

Enfin, après dix ans d'atermoiements, sur le site de la caserne Mangin, un commissariat va être construit. Les services de police y seront regroupés. La partie du site inutilisée sera vendue et des logements y seront construits.

Le bâtiment, rue Léonce-Vieljeux, qui abrite les Renseignements généraux sera vendu.

Le bâtiment, rue Léonce-Vieljeux, qui abrite les Renseignements généraux sera vendu. (Photo romuald augé)

Vous avez dit Mangin ? La caserne en ruines avec ses terrains en friche ? Oui. Mais justement, les projets dont on parle depuis des lustres vont probablement aboutir. Selon le député Olivier Falorni, « un commissariat va être construit sur une partie des terrains » et les autres seront vendus par l'État.

« Le projet est très bien parti et même lancé. Son coût global est de 18 millions d'euros dont 15,5 millions d'euros pour les travaux et un peu plus de 2 millions pour les études. »

 

« C'est le premier dossier que j'ai voulu porter en tant que député, poursuit Olivier Falorni. Dès le mois de juillet, lors de l'université du Parti socialiste à La Rochelle, j'ai suggéré à Manuel Valls d'aller visiter le commissariat, place de Verdun. Il l'a fait. Et a constaté les conditions dégradées de travail et d'accueil. »

Selon le député qui a discuté avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, mercredi avant les questions d'actualité à l'Assemblée nationale, l'aménagement de ce commissariat sur le site de la caserne est inscrit dans un plan de financement triennal (2013, 2014, 2015). Les études sont prévues en 2013 et les travaux pourraient être lancés au cours du premier trimestre 2014. Olivier Falorni indique que la préfecture s'est engagée à vendre des terrains entourant la caserne, le commissariat ne devant occuper qu'une partie du site et que cette décision a permis de débloquer le dossier. En effet, comme il s'agit d'une opération onéreuse, la vente de ces terrains permettra de réduire considérablement la dépense.

Autre information importante : les locaux des Renseignements généraux, rue Léonce-Vieljeux, vont également être vendus.

Enfin, l'étape suivante concernera le relogement des CRS actuellement installés à la caserne Renaudin. Mais à cet égard, pour l'instant, aucune décision n'est prise.

Olivier Falorni tient à souligner l'engagement de la préfète, Béatrice Abollivier, qui, dit-il « a été très active. Et nous avons travaillé ensemble ».

 

Du logement social

De son côté Maxime Bono, maire de La Rochelle, annonce que la semaine prochaine, il se rendra à Paris, dans les ministères concernés pour faire accélérer la vente des terrains. « Lors de l'université d'été du PS j'avais demandé à Manuel Valls de visiter notre commissariat. Il a été horrifié et, plus tard, lors d'une réunion au ministère, il a été question des commissariats où les conditions de travail n'étaient pas dignes et Manuel Valls a cité La Rochelle. Moi ce qui m'intéresse beaucoup ce sont les terrains qui doivent enfin être vendus. » « Nous avons fait réaliser des études. On pourrait y construire de 400 à 525 logements, dont 23 % seraient sociaux », rappelle Maxime Bono, comme il l'avait déjà expliqué dans nos colonnes la semaine dernière. « Pour moi, c'est très important. Le bâtiment a besoin de travailler et les Rochelais ont besoin de se loger, donc on a vraiment besoin de construire.

Je tiens à préciser que c'est la mairie qui délivrera les permis de construire. Si la vente se déroule à la bougie, ceux qui auraient idée d'acheter très cher ne doivent pas oublier que de toute façon, il y aura plus de 20 % de logements sociaux dans tous ces programmes. Le PLU (Plan local d'urbanisme) sera établi en fonction des projets présentés. La clé c'est le maire qui la détient. »

 

Sud Ouest - 07/12/2012

5 décembre 2012

Le Phare de Ré - 05/12/2012
Le Phare de Ré - 05/12/2012
Le Phare de Ré - 05/12/2012
Le Phare de Ré - 05/12/2012

30 novembre 2012

L'île de Ré va protéger ses côtes

Lionel Quillet avec les signataires de la convention représentant (en partant de la droite) le Conseil général, la préfecture et le Conseil régional.

Lionel Quillet avec les signataires de la convention représentant (en partant de la droite) le Conseil général, la préfecture et le Conseil régional. (Photo J.-P. B.)

Mardi dernier, en paraphant la convention liant les acteurs du Papi (plan d'actions et de prévention des inondations de l'île de Ré), Lionel Quillet, président de la Communauté de communes (CdC) de Ré, engageait l'île de Ré dans des travaux de rénovation des défenses des côtes jusqu'alors jamais égalés. Qu'on en juge : pas moins de 45 millions d'euros sur une durée de cinq ans, pour ce qui concerne le premier volet de cette troisième tranche lancée après la tempête Xynthia.

Début des travaux en 2013

Une foule nombreuse, représentants d'associations ayant collaboré à l'élaboration du Papi, et la plupart des maires rétais s'était rassemblée pour l'événement.

 

L'État, représenté par Mme la préfète Béatrice Abollivier, finance à hauteur de 40 % tandis que le Conseil régional, représenté par la conseillère Marie-Laure Tissandier et le Conseil général avec Jean-Louis Frot, abondaient chacun pour 20 %. Le solde de 20 % étant payé par le budget communautaire rétais.

D'autres Papi ont déjà été signés tel celui de Châtelaillon il y a un mois, celui de La Rochelle doit l'être en décembre, Mme la préfète indiqua que déjà pas moins de 140 millions d'euros étaient engagés sur le département.

Les premiers travaux sur l'île de Ré débuteront en 2013 par ceux de la digue du Boutillon, soit 10 millions d'euros. L'enquête d'utilité publique est actuellement en cours. Rappelons que, même s'il existe peu de constructions menacées derrière la digue, c'est tout le nord de l'île, (les communes d'Ars, Saint-Clément et Les Portes) qui est menacé d'isolement comme ce fut le cas lors de la tempête Xynthia.

 

Sud Ouest - 30/11/2012

29 novembre 2012

Saint-Martin-de-Ré

La gendarmerie verra le jour fin 2013

La nouvelle gendarmerie devrait voir le jour en décembre 2013.

La nouvelle gendarmerie devrait voir le jour en décembre 2013. (Photo Jean-Pierre Pichot)

Après presque dix ans d'attente, le projet de nouvelle gendarmerie va enfin devenir réalité. Mardi dernier, le futur édifice a reçu sa première pierre et verra normalement le jour au mois de décembre, l'année prochaine.

C'est en 2005 que la Communauté de communes (CdC) acquiert, face au collège Les Salières à Saint-Martin, une parcelle de 8 000 mètres carrés pour un coût de 111 957 euros en vue de la future construction d'une nouvelle gendarmerie.

 

En 2008, après décision du Conseil général de subventionner les multiples projets de gendarmerie du département, le projet rétais doit attendre sagement son tour. L'année 2009 voit la signature d'un marché passé avec la Semdas (Société d'économie mixte pour le développement de l'Aunis et de la Saintonge) pour assurer la conduite d'opération du projet de construction et le lancement d'un concours de maîtrise d'œuvre. L'équipe d'architectes retenue (SCP Bègue-Peyrichou-Gérard), le permis de construire est déposé en avril 2011.

 

Les entreprises ayant été sélectionnées début 2012, les travaux démarrent en mai dernier. Après une interruption de trois mois (du 15 juin au 15 septembre), ils se poursuivent actuellement selon l'échéancier prévu, avec une livraison annoncée des nouveaux locaux pour le mois de décembre 2013.

 

Mardi dernier a eu lieu avec, certes, un peu de retard, la traditionnelle pose de la première pierre, ce sous la présidence de Béatrice Abollivier, préfète de la Charente-Maritime, entourée de Jean-Louis Frot, président de la Semdas ; du colonel Hubert Alliant, commandant le groupement de gendarmerie de la Charente-Maritime ; du député Olivier Falorni, du président de la CdC Lionel Quillet, des représentants des Conseils général et régional et de nombreux élus rétais.


Unanimité dans les allocutions pour justifier « la nécessité et même l'urgence de cette réalisation. L'actuelle gendarmerie n'étant plus, d'une part, en adéquation avec la fréquentation estivale de l'île. D'autre part, elle possède des locaux techniques trop exigus qui ne répondent plus aux normes ainsi que des logements pour les gendarmes et leurs familles que beaucoup ne souhaiteraient pas habiter ». Madame la préfète a rappelé que : « Quand on épouse un gendarme, on épouse la gendarmerie ! D'où le devoir d'offrir à ces familles des conditions de vie et un cadre de vie corrects. »

 

Ainsi, à sa livraison, les locaux de la brigade martinaise se composeront de bâtiments techniques spacieux sur plus de 600 mètres carrés et de 17 logements (du studio au T5) aux normes BBC (bâtiment basse consommation).

 

Le montant global de l'opération, réalisée avec le concours financier de l'État et du Conseil général, s'élève à 5 080 850 euros TTC. La part de l'État étant de 555 348 euros TTC (11 %), celle du Conseil général de 627 244, 59 euros TTC (12,5 %). Il en coûtera donc 3 898 257,41 euros TTC (76,5 %) à la Communauté de communes qui, propriétaire des lieux, percevra de la part de la gendarmerie nationale un loyer annuel de 189 000 euros.

 

Sud Ouest - 29/11/2012

13 novembre 2012

Les médaillés du 11 novembre

les deux récipiendaires, à gauche Guy Turgné.

Les deux récipiendaires, à gauche Guy Turgné. (Photo Philippe Brethenoux)

 

Dimanche 11 novembre, à l'occasion de la célébration de l'armistice de la Grande Guerre, Jean-Claude Allain et Guy Turgné, deux anciens combattants, ont été décorés devant le monument aux morts de la place de l'Église.

 

Guy Turgné a reçu la Légion d'honneur, une première pour la commune de Saint-Xandre. Cette cérémonie s'est déroulée en présence d'Olivier Falorni, le député de la circonscription ; de Yann Juin, le conseiller général du canton et de Christian Perez, le maire de Saint-Xandre, accompagné de ses adjoints.

 

Sud Ouest 13/11/2012

7 novembre 2012

L'office de tourisme enfin inauguré

Le nouveau bâtiment est plus spacieux.

Le nouveau bâtiment est plus spacieux. (Photo J.-P. P.)

 

Né en octobre 2011, le projet de déménager l'office de tourisme depuis l'îlot du port vers l'ancienne gare routière de Saint-Martin de l'avenue Victor-Bouthillier, face au musée Ernest-Cognacq, est devenu réalité depuis le 17 juillet dernier.

 

L'affluence estivale passée, Patrice Déchelette, maire de Saint-Martin-de-Ré ; Olivier Falorni, député de La Rochelle - île de Ré ; Jean-Pierre Gaillard, vice-président de la Communauté de communes en charge du tourisme ; Léon Gendre, conseiller général du canton de Saint-Martin et la directrice de l'office ; Virginie Talineau, ont inauguré le nouvel office, samedi dernier.

 

Il s'agit d'un bâtiment plus spacieux, facilement accessible par tous, qui joue par ailleurs un rôle de pôle transport puisqu'il héberge en son sein les croisières InterÎles et les Mouettes, mais qui est également un véritable pôle culturel, organisant, en partenariat avec le musée, diverses manifestations.

1 968 passages le 13 août

Si la réhabilitation des locaux et le déménagement ont coûté 220 000 euros (avec pour seul partenaire le Conseil général à hauteur de 30 000 euros), aujourd'hui, les résultats sont là. L'office a enregistré une hausse de sa fréquentation de 20 % avec plus de 80 000 visiteurs, dont 1 968 rien que pour la seule journée du 13 août dernier.

 

Autour de Virginie Talineau, ils sont trois, Jérôme, Ombline et Valentin, à accueillir le public toute l'année. Tous travaillent pour que l'office puisse être rapidement classé en catégorie 2 et ainsi obtenir le label Qualité-Tourisme.

 

Sud Ouest - 07/11/2012

Le Phare de Ré - 7/11/2012
Le Phare de Ré - 7/11/2012

26 octobre 2012

Autoroute A 831 : le projet suit sa route

 

Même à la Communauté d'agglomération, on en a beaucoup parlé

Le projet d'autoroute en cours de réexamen a alimenté les débats à la Communauté d'agglomération, hier soir.

Le projet d'autoroute en cours de réexamen a alimenté les débats à la Communauté d'agglomération, hier soir. (photo archives xavier léoty)

 

Il a encore été question d'autoroute, hier soir, lors de la réunion des élus de la Communauté d'agglomération de La Rochelle. Difficile de se faire un avis. Mercredi, selon le ministère des Transports, ce projet n'était pas suspendu mais allait à nouveau être examiné, comme bien d'autres. Ce qui n'est jamais très enthousiasmant.

Hier, le président du Conseil général, Dominique Bussereau, qui s'était entretenu avec des membres du cabinet ministériel admettait lui aussi que ce projet allait encore « passer à la moulinette » tout en gardant bon espoir (lire également en page 13).

Cependant, hier soir, le député Olivier Falorni, qui est également conseiller communautaire, s'est montré beaucoup plus optimiste. « Je suis confiant, la commission qui examine les projets rendra ses conclusions dans six mois, je crois que nous passerons à travers le couperet. »

Il a en effet interrogé le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, lors de l'audition de ce dernier par la commission de développement durable dont Olivier Falorni est membre. La réponse du ministre - elle figure sur le site Internet du député - est du genre « le gouvernement travaille et avance ». Mais elle est quand même plutôt rassurante bien que lapidaire : « C'est lancé, le calendrier est à l'étude, le projet n'est pas abandonné. » Cela dit, qu'il était lancé, on le savait déjà.

« Il ne faut pas surréagir »

C'est le président Maxime Bono qui avait ouvert le débat en rappelant que ce « projet était indispensable » et qu'étant donné l'avancement du projet, il semblait difficile d'y renoncer. Jean-François Fountaine, vice-président, a profité de l'occasion pour insister sur l'importance de cette autoroute. Il a exprimé des craintes liées au « réexamen ». Il aurait souhaité que la Communauté d'agglomération exprime à nouveau son souhait de voir enfin aboutir ce dossier.

Mais selon Maxime Bono, mieux vaut laisser « les ministres travailler ». Et d'ajouter : « Ne montrons pas trop de fébrilité, c'est souvent un signe de faiblesse. Je ne veux pas donner non plus l'impression d'être le pompier pyromane. Je ne suis pas d'un optimiste béat, je suis même toujours méfiant mais il ne faut par surréagir. Surtout dans le cadre d'un projet aussi avancé dont l'abandon serait incompréhensible. » Le maire compte sur les députés Olivier Falorni et Suzanne Tallard pour défendre cette autoroute.

 

Comme il s'agissait d'une réunion des élus de l'Agglomération, on a également parlé d'intercommunalité et du nouveau périmètre. C'est d'ailleurs Henri Lambert, maire PRG de Nieul-sur-Mer, où avait lieu la réunion qui a sollicité une réflexion à cet égard.

Maxime Bono est tout à fait d'accord : « Avec l'élargissement du périmètre de la Communauté d'agglomération, dit-il, il faut réfléchir à la façon de garder un territoire cohérent en intégrant de nouvelles communes qui toutes sont volontaires. »

« Notre projet à 28 (1) ne pourra pas simplement être le même projet qu'à 18 en plus grand. Je reçois la semaine prochaine les représentants de tous les groupes politiques pour mettre en place une commission qui fera des propositions. Pour éviter qu'il y ait une majorité et une opposition, je propose que le président de cette commission soit d'une sensibilité et que le rapporteur en soit d'une autre. »

Personne n'a réagi. On peut supposer que cette initiative convient à tout le monde.

 

(1) La commune de Charron et éventuellement celle de Villedoux ne pourront être intégrées qu'à partir de 2015.

 

Sud Ouest - 26/10/2012

24 octobre 2012

Le Phare de Ré -24/10/2012
Le Phare de Ré -24/10/2012

Des soins aux livres

Relogée au rez-de-chaussée, la nouvelle médiathèque a été inaugurée hier .

Les nouveaux locaux sont plus visibles pour les patients et le personnel.

Les nouveaux locaux sont plus visibles pour les patients et le personnel. (photo romuald augé)

 

«Bien sûr que je vais à la médiathèque de temps en temps, et j'irai encore plus souvent, maintenant. » Noëlle n'était pas, hier matin, du cortège d'invités venus inaugurer la nouvelle médiathèque de l'hôpital de La Rochelle. La dame âgée, qui connaît bien l'établissement hospitalier pour s'y rendre régulièrement, n'a pas osé emboîter le pas de Maxime Bono, maire et président du conseil de surveillance du site, talonné par le député Olivier Falorni. Elle s'est contentée de jeter un œil, à distance. « Je la connais, la médiathèque. »


Au rez-de-chaussée de l'immeuble principal, les 7 300 livres et magazines, DVD et CD alignés sur les étagères, la connexion Internet en libre-service et les deux bibliothécaires en charge d'animer les lieux, sont à la disposition du public depuis le 10 septembre.

 

Ces dernières années, la bibliothèque était logée au 4e étage, « près des brancardiers », s'amuse un fidèle… La direction de l'hôpital a décidé de lui donner davantage de visibilité, pour toucher plus de monde. La nouvelle médiathèque a donc trouvé place au niveau de l'entrée, dans une cinquantaine de mètres carrés.

Coût de l'opération : 75 000 euros. L'hôpital se chargeant de financer l'emploi d'une bibliothécaire. La mairie de La Rochelle prenant en charge l'autre. Une particularité qui trouve son origine dans l'histoire récente.


Maxime Bono l'a rappelé, à l'heure des discours, la cité aux deux tours s'est montrée novatrice en 1985, sous l'impulsion de Michel Crépeau, en passant une convention avec la structure hospitalière pour la mise en place d'une bibliothèque à Saint-Louis.

Mais « si dans certains domaines, La Rochelle est pionnière et imitée par d'autres, pas dans celui-là ! Trente ans après, explique l'élu qui était alors en charge de la culture, nous sommes pratiquement les seuls dans cette voie. »

La médiathèque de l'hôpital est municipale, au même titre que celles de Laleu-la Pallice, Mireuil et Villeneuve-les-Salines. Même si elle s'adresse, uniquement, aux patients hospitalisés dans l'établissement, à leurs accompagnants, et aux 3 800 agents et médecins qui y travaillent quotidiennement - ils ne sont autorisés à fréquenter les lieux qu'en dehors du temps de travail, naturellement.

Les bibliothécaires de Françoise Laborde, coordinatrice lecture publique à La Rochelle, vont également dans les services pour proposer des livres aux malades qui ne peuvent se déplacer. Un service qui va perdurer.

 

Sud Ouest - 24/10/2012

19 octobre 2012

Olivier Falorni dans la lignée de Michel Crépeau

Par Eric Fottorino.

 

Le "tombeur" de Ségolène Royal se réclame de l'ancien édile de La Rochelle. Il s'inspire de son pragmatisme et de son sens visionnaire. Son autre guide politique s'appelle... François Hollande, en qui il voit un tribun.

 

Pour lire la suite de l'article, téléchargez-le en cliquant sur le lien ci-dessous.

Olivier Falorni dans la lignée de Michel Crépeau
Par Eric Fottorino - L'Hémicycle du 18 octobre 2012
H453_p15.pdf
Document Adobe Acrobat 403.1 KB

18 octobre 2012

Esnandes

« Dialoguer avec l'Etat »

Le Plan de prévention des risques littoraux (PPRL) fait l'objet de réunions publiques. Le maire se confie sur la situation de sa commune, face à ces mesures.

Yann Juin veut rassembler.

Yann Juin veut rassembler. (Photo Yannick Picard)

 

« Sud Ouest ». Que pouvez-vous dire aujourd'hui sur ce plan, concernant Esnandes ?

Yann Juin. La commune fait l'objet d'une étude sur un territoire allant de la Sèvre au sud de l'agglomération rochelaise. Malheureusement, une règle unique s'applique sur une étendue très hétérogène. Je ne suis pas contre les PPRL, mais chaque problème particulier doit se régler au niveau local et non pas de façon globale. Esnandes a toujours eu, en matière de protection, une longueur d'avance sur l'État. Je tiens à rappeler que lors du passage de la tempête Xynthia, nos protections étaient déjà en place et que les 200 maisons qui, aujourd'hui, pourraient être classées en zone à risques, n'ont pas été inondées. La cartographie actuellement à l'étude, et proposée par l'État, nécessite pour moi une seconde mouture bien plus fine et précise. Elle doit en effet tenir compte de l'état du terrain, des ouvrages de protections déjà en place mais également de l'histoire de la commune face aux précédentes tempêtes.

 

La municipalité a organisé une réunion publique d'information, fin septembre. Qu'en est-il ressorti ?

Il est très positif. Plus de 200 personnes se sont déplacées lors de cette réunion, ce qui dénote une forte mobilisation de la population. Malgré tout, cette mobilisation est pour l'instant raisonnée. Les Esnandais ont bien compris qu'au-delà de la protection de leurs simples biens, il s'agissait avant tout de leur protection personnelle.

Pourquoi avoir attendu, le 24 septembre pour réunir la population, alors que dans un numéro du magazine « L'Express » daté du 8 août, vous vous exprimiez déjà sur le cas atypique de votre commune face aux PPRL ?

Compte tenu de l'enjeu et fort de l'expérience déjà acquise sur le plan communal, la commission en charge du dossier a rapidement appréhendé le sujet, bien en amont de la publication dans « L'Express ». En effet, nous travaillons sur ces problèmes de prévention depuis que nous avons reçu la circulaire sur la prise en compte du risque de submersion marine, en date du 27 juillet 2011.

Nous avons mis ce temps à profit afin de mieux peaufiner notre stratégie. Cependant, je n'ai reçu qu'une première esquisse de la cartographie de la zone concernée début juillet. Transmise par la Communauté d'agglomération (CdA), cette dernière n'a, hélas, fait que confirmer mes doutes. Quant à l'État, je n'ai réellement été informé de ses intentions que le 22 août, par une notification de la préfecture sur la procédure du PPRL.

 

Avez-vous sollicité Olivier Falorni, député de la circonscription ?

Olivier Falorni, qui siège à la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, est naturellement au fait de la situation singulière d'Esnandes. Il a d'ailleurs récemment reçu tous les maires des communes concernées par ces plans de prévention.

 

Pour conclure, dans le magazine du Département, vous appelez à la mobilisation générale. Avec quel chef de file, quel plan de bataille et sous quelle forme ?

Tous les acteurs doivent se mobiliser : mairie, Conseil général, élus, etc. À ce propos, je tiens à signaler que déjà bon nombre d'entre eux sont sur le pont, je pense notamment à Lionel Quillet, président de la mission littoral au Conseil général, mais également Suzanne Tallard, députée de la deuxième.

J'affiche une volonté résolue de dialogue avec l'État, et la stratégie, quant à elle, sera définie en fonction des réactions de ce dernier. Je pense qu'il faut mettre en place une synergie issue de la mutualisation des dossiers des différentes communes concernées, afin de mieux partager nos expériences propres.

Qu'est-il ressorti de votre entrevue récente avec Béatrice Abollivier, préfète de la Charente-Maritime ?

Je juge cette entrevue cordiale et d'importance, tant par la durée que par les personnes présentes. Béatrice Abollivier m'a reçu accompagnée du secrétaire général de la préfecture mais également des représentants de la Direction départementale des territoires et de la mer. Durant deux heures nous avons pu croiser nos points de vue et j'ai ressenti une volonté de dialogue constructif avec des propositions adaptées à la situation.

 

Sud Ouest - 18/10/2012

15 octobre 2012

L'équipe de Radio Londres avec le Député
L'équipe de Radio Londres avec le Député

Interview de Radio Londres à Villeneuve-les-Salines

Samedi 13 octobre 2012

 

 

Retrouvez l'intégralité de l'échange avec Mateo LORDAPIK, le rédacteur en chef de Radio Londres, ici

11 octobre 2012

Une petite majorité de gauche pour le traité européen

 

 

C'est sans surprise que l'Assemblée nationale a adopté mardi après-midi le traité budgétaire européen, par une large majorité de 477 voix pour, 70 contre et 21 abstentions. Mais il n'y avait aucun doute sur le résultat final. Le seul suspense provenait du fait de savoir si ce traité bénéficierait d'une majorité de gauche, c'est-à-dire s'il aurait pu être adopté sans les voix du centre et de l'UMP qui ont largement approuvé un texte signé, comme les orateurs de l'opposition n'ont pas manqué de le rappeler, par Nicolas Sarkozy le 2 mars dernier.

Le gouvernement a finalement obtenu cette majorité de gauche qu'il recherchait, mais de justesse. Seulement 282 députés socialistes, radicaux ou écologistes ont voté pour le traité ; la majorité absolue était de 274… Les efforts du gouvernement et des responsables du groupe socialiste pour convaincre les récalcitrants n'auront donc pas été vains. Mais le résultat n'est certainement pas à la hauteur de leurs espoirs. Jusqu'à hier matin, ministres et dirigeants socialistes tentaient de convaincre les opposants de choisir au minimum l'abstention. Tous n'ont pas suivi cette voie, loin de là.

 

Emmanuelli, Mamère : non

Au groupe socialiste (297 sièges), 20 députés ont voté contre le traité, parmi lesquels les trois élus chevènementistes, mais aussi plusieurs animateurs de l'aile gauche du PS, comme Razzy Hammadi, Pascal Cherki, ou Jérôme Guedj, tous élus de la banlieue parisienne, ce dernier étant suppléant du ministre délégué à la Ville, Pascal Lamy. Trois députés socialistes de notre région ont également voté contre : Henri Emmanuelli (Landes, lire ci-contre), Nathalie Chabanne (Pyrénées-Atlantiques) et Marie-Line Reynaud (Charente). À cette vingtaine d'opposants s'ajoutent neuf abstentionnistes.

Au groupe écologiste (17 sièges), trois députés seulement ont voté en faveur du traité, auquel se sont opposés 12 parlementaires parmi lesquels les deux élus de notre région, Noël Mamère (Gironde) et Brigitte Allain (Dordogne). Deux députés se sont abstenus. La coprésidente du groupe, Barbara Pompili, a parfaitement résumé les états d'âme de ses amis en déclarant avoir entendu d'une part ceux qui disent « non systématiquement à l'Europe » (le Front de gauche), d'autre part ceux qui prônent « un oui de raison » (le PS). « Nous avons besoin de plus d'Europe », a-t-elle conclu.

Si les 10 députés du Front de gauche ont sans surprise voté contre le traité, ainsi que trois élus d'outre-mer, les radicaux de gauche l'ont approuvé de manière tout aussi prévisible. Leur président, Roger-Gérard Schwartzenberg, avait parfaitement résumé l'enjeu en déclarant que l'important, c'était « le contexte plus que le texte ». À noter tout de même dans ce groupe l'abstention d'Olivier Falorni, le « tombeur » de Ségolène Royal en Charente-Maritime.

Jean Lassalle a voté contre

Dans l'opposition, l'UMP et l'UDI (centre) ont comme prévu fourni de gros bataillons pour l'adoption finalement massive du traité budgétaire européen. Sur les 195 députés UMP, on note tout de même 17 votes contre et six abstentions, pour la plupart issus de la mouvance souverainiste et souvent proches de la Droite populaire. Au sein du groupe présidé par Jean-Louis Borloo (30 députés), un seul a voté contre, un autre s'est abstenu.

À noter enfin que si les trois élus d'extrême droite, ainsi que Nicolas Dupont-Aignan, et deux élus villiéristes ont sans surprise voté contre, ils ont été rejoints dans leur hostilité par Jean Lassalle. Le député des Pyrénées-Atlantiques se démarque ainsi pour une fois de François Bayrou, partisan lui de ce traité, mais qui a perdu son siège à l'Assemblée… au profit de Nathalie Chabanne.

Le traité européen va maintenant partir au Sénat, où il sera également adopté sans difficulté, mais cette fois sans majorité de gauche. Le gouvernement aura besoin des voix de la droite et du centre pour en obtenir la ratification définitive.

Par Bruno Dive, rédaction parisienne

 

Sud Ouest - 10/10/2012

9 octobre 2012

Le mardi, c'est pique-nique

Les salariés restent mobilisés contre le plan de restructuration.

Le mot d'ordre national de grève du 21 septembre avait été largement suivi rue Réaumur.

Le mot d'ordre national de grève du 21 septembre avait été largement suivi rue Réaumur. (Photo Xavier Léoty)

 

Ce mardi, comme désormais tous les mardis, les salariés de la Banque de France pique-niqueront devant leur établissement. Ils entendent ainsi marquer leur mobilisation contre le plan de restructuration qui doit se traduire en 2017 par la quasi-fermeture du site de La Rochelle, entre autres. Les effectifs passeraient de 58 agents aujourd'hui à moins d'une dizaine. Le directeur régional, Jean-Pascal Prevet, doit rencontrer le personnel cet après-midi.

 

Le mot d'ordre national de grève du 21 septembre avait été largement suivi rue Réaumur. L'intersyndicale a depuis rencontré les élus locaux pour leur demander leur soutien. Le député Olivier Falorni a posé une question écrite au gouvernement. Une nouvelle action est prévue le 16 octobre devant le siège de la Banque de France à Paris, ainsi qu'une nouvelle grève tournante d'une heure dans toutes succursales. À La Rochelle, ce sera le 18 octobre.

 

Sud Ouest - 09/10/2012

5 octobre 2012

Tourisme : la ministre veut rassurer la Charente-Maritime

Sylvia Pinel a notamment abordé hier la question de l'accessibilité des sites.

Sylvia Pinel sur le salon Atlantica à la Rochelle hier.

Sylvia Pinel sur le salon Atlantica à la Rochelle hier. (Photo P. Couillaud)

 

La Ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme, Sylvia Pinel était hier en Charente-Maritime pour participer au 38e congrès national de la fédération de l'hôtellerie de plein air qui se tenait à l'occasion du salon Atlantica, à La Rochelle. Une visite organisée deux jours après la publication d'une étude qui fait état d'une baisse de la fréquentation en France cet été par rapport à l'an passé.

 

Ce bilan établi notamment par 1 224 offices de tourisme détaille également les facteurs ayant affecté la fréquentation. Ainsi, la profession cite « l'impact des conditions météo, la baisse du budget vacances ou encore l'augmentation du prix des carburants.

 

D'où la priorité affichée par la ministre : « des vacances pour tous ». « 46 % des Français ne partent pas en vacances. C'est une inégalité et une injustice de plus. Et dans ces 46 %, la proportion de jeunes est importante. » Face à ce triste constat et afin de permettre au plus grand nombre de partir en vacances, la ministre a annoncé hier qu'un état des lieux était en cours afin de vérifier l'efficacité des dispositifs d'aides existants mais aussi afin de dresser des propositions ciblant des publics spécifiques, les jeunes mais aussi les familles monoparentales et certaines catégories sociales.

 

Autre sujet sensible évoqué hier devant des professionnels plutôt inquiets, la question de l'accessibilité des sites touristiques. Tous les établissements recevant du public doivent en effet se mettre en conformité avant le 1er janvier 2015. « Conscients que ces mises aux normes constituent des investissements lourds et coûteux pour les petites structures, nous allons réfléchir avec les professionnels et les associations de personnes handicapées pour trouver un bon équilibre qui ne mette pas en péril les entreprises du secteur. »

 

Sud Ouest - 05/10/2012

26 septembre 2012

Falorni inaugure sa permanence. 

A la veille de sa première question posée au gouvernement, Olivier Falorni inaugurait sa permanence parlementaire à La Rochelle.

 

Falorni inaugure sa permanence

Rue Villeneuve, à deux pas du marché, derrière l’arsenal, Olivier Falorni inaugurait lundi soir sa permanence parlementaire. Les soutiens sont venus nombreux, patientant dans la rue jusqu’à ce qu’il coupe le ruban.

Son équipe est là, à savoir Stéphanie Costa, Matthieu Segeron et Sébastien Arzalier, les trois attachés parlementaires qui démarrent dans leur fonction. Pour les Rétais, Olivier Falorni prévoit une tournée régulière sur l’île, dont le planning sera communiqué prochainement. À la veille de son voyage à Paris, il se déclare chanceux d’appartenir à ce groupe des radicaux de gauche qui va lui donner de nouvelles opportunités, comme celle de poser des questions d’actualité au gouvernement plusieurs fois dans l’année. Sa première intervention, en deux minutes chrono, porte sur la fin de vie et le droit de mourir dans la dignité. Localement, il annonce également le début d’un travail sur les problématiques du littoral. Et pour la suite, ce pourrait être les visiteurs de sa permanence (avec ou sans rendez-vous) qui lui inspireront ses prochaines questions à l’Assemblée.


Permanence Olivier Falorni, député de La Rochelle/Ré : 12ter rue Villeneuve à La Rochelle. Ouvert du mardi au vendredi, 9h-12h / 14h-18h et le samedi, 9h-12h. Tél. 05 46 07 34 00

 

Le Phare de Ré - 25/09/2012

La Rochelle : Falorni inaugure
sa permanence

 

 

Grosse ambiance avec la foule, hier soir, rue Villeneuve.

Grosse ambiance avec la foule, hier soir, rue Villeneuve. (photo Dominique Jullian)

 

Au moins 200 personnes pour « ouvrir » la permanence du nouveau député.

Des membres de son comité de soutien, des inconditionnels… Beaucoup de monde hier soir, rue Villeneuve (et ensuite salle de l'Arsenal) pour congratuler Olivier Falorni lors de l'inauguration de sa permanence. Elle sera ouverte du mardi au samedi midi. À ses électeurs mais aussi, à tous les habitants de la circonscription. Il tient à le dire.

 

Sud-Ouest - 25/09/2012

21 septembre 2012

FO manifeste devant la mairie

Le syndicat réclame le paiement du délai de carence.

35 personnes ont répondu à l'appel de FO hier matin.

35 personnes ont répondu à l'appel de FO hier matin. (Photo X. léoty)

 

Le syndicat Force ouvrière (FO) a organisé, hier, un rassemblement devant la mairie de La Rochelle, afin de dénoncer la journée de carence lors d'arrêts maladie. 35 personnes étaient présentes. Précisons que les autres syndicats n'étaient pas solidaires de cette action. À la CGT, par exemple, on explique que « le maire » n'est pas responsable de cette journée de carence, que le syndicat conteste également : « Nous avons saisi le député Olivier Falorni ». Une délégation de FO a été reçue par le directeur des services de la Ville : « Nous avons dû insister, note Sylvie Chagnaud. Maintenant, on laisse à la mairie un délai de huit jours. Si on ne nous répond pas, on investira un bureau ou le Conseil municipal. Nous voulons que le dispositif de « maintien de salaire englobe cette journée de carence pendant laquelle nous ne sommes pas payés ».

 

Sud Ouest - 21/09/2012

19 septembre 2012

18 associations au Forum

Nouveaux Esnandais et bénévoles.

Nouveaux Esnandais et bénévoles. (Photo Yannick Picard)

 

18 associations, sur les 20 que compte le village d'Esnandes, ont participé, dernièrement, à l'appel de la municipalité, à l' habituel Forum local des associations. Comme l'année précédente, Yann Juin, le maire, a profité de l'occasion pour accueillir officiellement les nouveaux Esnandais (50 pour l'année en cours).

 

Réunis salle Jean-Audineau, ces nouveaux habitants ont pu profiter de ce moment de convivialité et de découverte pour s'inscrire, tant à la chorale qu'aux autres associations représentées, ce soir-là, par leurs bénévoles.

 

C'est particulièrement l'action et l'engagement de ces bénévoles que le député Olivier Falorni, présent pour l'occasion et invité à prendre la parole, a souhaité mettre en avant. Le parlementaire a souligné que leur dynamisme évitait à certains villages tels qu' Esnandes, de devenir de simples citées dortoirs.

 

Sud Ouest - 18/09/2012

La Fête du port de la Pelle a fait le plein

De nombreuses animations pour le public.

De nombreuses animations pour le public. (Photo Yannick Picard)

 

Sous une météo quasi estivale, la 5e Fête du port de la Pelle a attiré un très nombreux public, à Marsilly. Entre odeurs de moules frites et crêpes Suzette, le tout sur fond de musique country, il y avait, en effet, un air de vacances bien sympathique pour cette fête de village très conviviale.

 

Dès 10 heures, une randonnée pédestre, en bordure de côte, a lancé les festivités. Ensuite, tout en dégustant une assiette d'huîtres, ou un plat préparé par l'un des restaurateurs marsellois présents, les convives, réunis sous les Tivoli, ont été salués tour à tour par Aimé Gloux, le maire de la commune, Yann Juin, le conseiller général, et Olivier Falorni, le député de la circonscription. Ce dernier tenait à mettre une nouvelle fois en avant les valeurs de la vie associative qui, selon lui, permettent aux petites communes de garder leur authenticité.

 

Au cours de l'après-midi, après avoir déambulé à travers le marché des producteurs et des artisans locaux, on pouvait alors s'initier aux pas de danse country, ou monter dans une baleinière, sur une mer d'huile, pour le maniement de l'aviron.

Les enfants n'ont pas été oubliés pour autant. Ils ont pu profiter d'un espace de jeux et d'un manège, spécialement installés à leur intention.

Avant de partager de nouveau une assiette de fruits de mer, il faisait bon entonner quelques bons vieux chants de marins, avec la chorale Ré-sonance qui avait fait le déplacement de l'île voisine. Mais également rendre visite à l'association Le Bas d'eau, qui exposait les toiles de ses adhérents dans une cabane ostréicole. À noter, pour l'occasion, la réalisation d'une peinture éphémère en extérieur sur le thème de la mer, avec la technique du trompe-l'œil.

C'est tard dans la nuit que chacun est reparti. Non sans avoir apprécié le feu d'artifice se miroitant dans les eaux de la baie de l'Aiguillon et guinché sur les flonflons du bal musette.

L'équipe municipale a d'ores et déjà donné rendez-vous à tous, l'année prochaine, pour une sixième édition de la Fête du port, sans doute un peu relookée.

 

Sud Ouest - 18/09/2012

16 septembre 2012

Elles font vivre l'île

Olivier Falorni en Robin des Bois de la circonscription.

Olivier Falorni en Robin des Bois de la circonscription. (Photo Jean-Pierre Pichot)

C'est le cadre bucolique du parc Montamer de Sainte-Marie-de-Ré qui, dimanche dernier, accueillait la fête des associations rétaises, organisée par la Communauté de communes. Une journée, de l'avis de tous, réussie, qui a drainé un très grand nombre de visiteurs.

 

Un dimanche à la campagne doté, cette année, d'une météo des plus clémentes et qui fut, pour la population rétaise, l'occasion de retrouver un certain calme après le rush estival et de découvrir ou redécouvrir les 70 associations présentes sur le site.

 

Elles sont ainsi venues nombreuses célébrer leur journée, certaines très connues du fait de leur ancienneté ou de leur domaine d'intervention - comme la LPO ou le Viet Vo Dao, dont les démonstrations font le bonheur des spectateurs - d'autres moins, mais toutes au service des Rétais et d'une vie permanente de qualité dans l'île.


Les nombreux élus présents participaient même aux animations proposées par certaines associations. Ainsi Lionel Quillet, président de la CdC, a-t-il rappelé « combien était important le rôle joué par les associations dans le maintien d'une vie permanente dans l'île ».

 

« La vie associative, c'est le ciment de notre quotidien. Si elle permet la créativité, elle est aussi un moyen de défendre ses idées, de faire bouger les choses, de ne pas se laisser enterrer culturellement parlant », précise Christian Bourgne, vice-président de la CdC en charge de la vie associative.

 

Présent la veille au soir dans l'émission télévisée de Laurent Ruquier « On n'est pas couché », Olivier Falorni, député de la circonscription La Rochelle-Ré, a, comme il l'avait fait lors du dernier Salon du livre de l'île de Ré en août dernier, pris tout son temps pour rencontrer chaque association représentée à Montamer, interrogeant leurs représentants sur leurs motivations et leurs buts.

 

Sud Ouest - 15/09/2012

11 septembre 2012

Logement social : comment éviter les expulsions

 

Débat organisé samedi par le DAL. Témoignage et ambiance .

Mehdi Elbouali, président départemental du DAL.

Mehdi Elbouali, président départemental du DAL. (photo Xavier Léoty)

 

Christiane a 46 ans. Son mari est chômeur. Elle ne travaille pas non plus. Elle est malade. Récemment, elle a dû subir une opération chirurgicale pas du tout anodine. Et, pendant son absence, son mari et son fils ont été virés du logement social qu'ils occupaient. « C'est vrai, nous devions 2 000 euros. Mais on essayait de rembourser. Nous avons également fait des démarches auprès de la commission de surendettement. Mais voilà, un huissier est venu avec un commissaire. »

 

Le couple vit désormais chez une habitante du quartier qui, elle-même, autrefois, dormait dans sa voiture. Le fils de Christiane, âgé de 14 ans, a été placé dans un foyer. Cette tragique histoire a été évoquée samedi, lors d'une réunion organisée par le DAL (Droit au logement), avec différents intervenants dont des élus, des représentants de parti, d'anciens candidats aux législatives : Sally Chadjaa (UMP), Arnaud Jaulin (Modem), Jean-Marc Soubeste (EELV), François Drageon (Parti radical). Henri Moulinier représentait la Ligue des droits de l'homme et le député Olivier Falorni avait mandaté un collaborateur. Emmanuel Arcobelli, élu de Jonzac et secrétaire fédéral intérimaire du PS, était également autour de la table.

 

C'est bien de débattre. Mais, bon, ce genre de réunions ne peut guère déboucher sur des solutions concrètes. Tout le monde, à gauche comme à droite, considère que le droit au logement est fondamental. Reste à se mettre d'accord sur les méthodes à adopter pour que chacun puisse trouver un logement et ensuite y rester. C'est-à-dire s'organiser de manière à pouvoir régler le loyer et les autres charges. Les propos définitifs et péremptoires du président national du DAL, Jean-Baptiste Ayrault, ne font pas forcément avancer les choses : « Il n'est pas possible d'expulser d'un logement social. »

 

« C'est regrettable, bien sûr, mais il s'agit de personnes qui ne payent pas leurs loyers. » Cette réflexion du président national a énervé François Drageon : « Alors, autant dire que c'est gratuit et que ceux qui payent sont des cons. »

 

Mehdi Elbouali, le représentant local du DAL, est beaucoup plus nuancé. Certes, il est hostile aux expulsions (171 en 2011 à la Rochelle), mais il tient à dire que jamais, dans le département, le DAL ne laisse entendre aux gens que le paiement du loyer « est accessoire ».

 

 

Sud Ouest - 10/09/2012

9 septembre 2012

Tension en haut du marché

Des regroupements en fin de soirée et durant la nuit de personnes alcoolisées, en deux lieux du quartier, suscitent courriers et pétition de riverains.

Des riverains dénoncent le comportement, le plus souvent liés à la surconsommation d'alcool, de quelques personnes ayant pris l'habitude de se retrouver près de la rue d'Ottawa.

Des Les

riverains dénoncent le comportement, le plus souvent liés à la surconsommation d'alcool, de quelques personnes ayant pris l'habitude de se retrouver près de la rue d'Ottawa. (PHOTO XAVIER Léoty)

 

Au début de ce mois, une vingtaine d'habitants du quartier de La Pallice ont envoyé au maire une lettre-pétition afin de se plaindre « du rassemblement quotidien d'individus consommant de l'alcool et de la drogue » sur une petite place et un square situés en haut de la place du Marché, à hauteur de la rue Ottawa. Ce courrier, qui traduit une inquiétude et atteste d'un sentiment d'insécurité ravivé, comprend deux récentes mains-courantes effectuées au commissariat. Dans l'une d'elles, il est dénoncé des coups, cris, des défécations, des bris de bouteilles.

 

D'après un des signataires de la pétition, cette situation « dure depuis plusieurs mois. Il y a des gens qui n'osent plus passer par là. C'est surtout la nuit, parfois jusqu'à 4 heures ou 5 heures du matin, que l'on entend des cris. Ce n'est pas acceptable. Il ne faudrait pas qu'il y ait un drame. Vous savez, il y a des riverains qui sont plus remontés que moi. »

 

L'attroupement de ces personnes en rupture sociale, même si elles disposent d'un logement, a été signalé à plusieurs reprises au commissariat. Aucune plainte en bonne et due forme n'a cependant été déposée. « Il ne s'agit pas de stigmatiser ces personnes. Toutes ne posent pas problème. Il n'y a heureusement pas eu de violences à l'encontre de riverains. Le plus souvent, ces personnes se frappent entre elles. Il y a un problème d'alcoolisation massive », indique Zacharie Sauvegrain, le patron du café Populaire. L'établissement fait face au square devenus l'un des deux points de fixation. Le cafetier considère qu'il faudrait qu'un éducateur spécialisé aille à la rencontre de ces personnes « afin de leur dire qu'elles ont autre chose à faire de leur vie ».


Signataire de la pétition, Zacharie Sauvegrain avait aussi adressé, fin juillet, un courrier à la mairie avec copies à la préfecture, à la police municipale, au commissariat mais aussi au député. Ce dernier, Olivier Falorni, a répondu. Tout en précisant qu'il n'était pas de son ressort d'intervenir dans ce domaine, il se disait être sensible à la qualité de vie des habitants de la circonscription. En conséquence, il adressait un courrier à la préfète, une missive partie le 3 août. La mairie ne restait en reste. Le 16 août, Esther Mémain, adjointe au maire, déléguée à la sécurité et à la prévention de la délinquance, a aussi écrit au cafetier. Elle indiquait : « cette problématique a été évoquée en cellule de veille, début juillet, en présence notamment de la police nationale, de la police municipale, de l'Agence locale de prévention et de médiation sociale, et de l'ensemble des structures socio-éducatives du quartier ». Et d'ajouter que l'approche préventive n'avait pas donné les résultats escomptés. Ainsi, elle demandait à la police municipale de renforcer sa présence en journée et qu'elle allait « sensibiliser le commissaire en charge des effectifs de la police nationale « sur la nécessité de maintenir cette vigilance en soirée avec une attention toute particulière sur la consommation d'alcool lorsque cette dernière entraîne une ivresse manifeste sur la voie publique ».

 

Sud Ouest - 08/09/2012

4 septembre 2012

Ensemble pour maîtriser les risques littoraux

Olivier Falorni et les maires des communes de sa circonscription concernés par le PPRL.

Olivier Falorni et les maires des communes de sa circonscription concernés par le PPRL. (Photo Jean-Pierre Ouvrard)

 

Vendredi après-midi, à la mairie de Nieul-sur-Mer, le député Olivier Falorni avait convié les élus de sa circonscription concernés par le PPRL (plan de prévention des risques littoraux), soit la totalité des communes touchée par la tempête Xynthia. Ainsi, les 10 maires de l'île de Ré et ceux des cinq communes de l'agglomération (La Rochelle, Nieul-sur-Mer, Marsilly, Esnandes, L'Houmeau) étaient autour de la table pour proposer les solutions envisageables au sujet des risques littoraux.

 

La tempête de février 2010 avait conduit le gouvernement à prendre une série de mesures portant sur la généralisation des PPRL, ce qui a eu pour conséquence en Charente-Maritime d'engager rapidement leur élaboration (pour les communes du continent) ou leur révision (île de Ré).

 

Ces travaux doivent respecter les principes contenus dans la circulaire ministérielle du 27 juillet 2011 qui prend maintenant en compte le réchauffement climatique, les ouvrages de protection, d'une part, et définit, d'autre part, les principes de constructibilité ou d'inconstructibilité en fonction des aléas (combinaison hauteur d'eau plus vitesse de pénétration de l'eau). Aux côtés d'Olivier Falorni, Christian Pérez, le vice-président de la CdA de La Rochelle, chargé des questions littorales et Lionel Quillet, président de la CdC de l'île de Ré, conseiller général responsable de la mission littorale, pouvaient donner leurs avis avertis sur les questions de submersion.

 

Au cours du débat, Olivier Falorni a fait un point d'étape sur les procédures actuelles. L'objectif du député, tout fraîchement élu, reste d'examiner le sujet afin de répondre aux préoccupations des habitants et élus locaux sur la réalité de terrain, ceux qui connaissent le secteur de l'estran charentais-maritime. « J'ai récemment rencontré Mme la Préfète et aujourd'hui (NDLR : vendredi) tous les maires concernés de ma circonscription afin de faire converger nos idées, nos réflexions sur le délicat sujet du PPRL qui reste une vraie problématique. Il dépasse tous nos clivages politiques », a déclaré Olivier Falorni.


L'élu considère que pour construire un véritable dialogue entre l'État et les élus locaux, il faut dorénavant des relations sereines entre les protagonistes. « Nous devons être force de proposition afin de pouvoir trouver des solutions adaptées à notre territoire. À ce titre, je me dois d'être l'intermédiaire de la localité vers l'Assemblée nationale. Voilà pourquoi je peux être utile dans ce sens ».

 

Olivier Falorni insiste sur sa conception de député qui doit être de proximité : « Je me considère comme un élu local parce que je veux être un député à l'écoute des problèmes locaux ».

 

Sud Ouest - 4/09/2012

31 août 2012

Pratiques de santé naturelle : un cadre nécessaire

Catherine Picard se bat pour que soient légiférées ces pratiques afin d'éviter les dérives.

Le courrier d'Olivier Falorni.

Le courrier d'Olivier Falorni. (photo yannick picard)

 

Loin des tumultes de l'université d'été du PS, Catherine Picard a eu l'agréable surprise samedi dernier en relevant le courrier de son cabinet rochelais, d'y découvrir une lettre siglée de l'Assemblée nationale.

 

Professionnelle de santé depuis plus de vingt ans, Catherine Picard a choisi de se réorienter afin de mieux se consacrer aux thérapies naturelles sans pour autant délaisser la médecine allopathique (1). Exerçant maintenant en tant que naturopathe (2), elle mène depuis sa mutation professionnelle, un combat de tous les jours auprès des médias et des politiques, afin de mieux faire entendre son inquiétude quant à la notion de liberté d'entreprendre en France dans le domaine de la santé naturelle. « Je me bats pour que soit légiféré ce système d'enseignement libre de la santé naturelle en France afin d'en éviter les dérives. »

 

Car des dérives il y en a. Profitant du flou juridique existant, de nombreuses structures « d'enseignement » dans ce domaine voient le jour en France. Depuis 2003, chaque mois de mai, la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) remet au Premier Ministre un rapport alarmant sur les dérives sectaires et notamment sur celles émanant de certaines de ces structures.

 

Alertée il y a quelques mois par une affaire d'exercice illégal de la médecine, Catherine Picard avait déjà tenté d'alerter les médias et les politiques locaux et nationaux. Seul Philippe de Villiers s'était alors intéressé à l'affaire. « Cette affaire avait clairement mis en lumière le manque de rigueur dans l'information et la formation sur les risques de ces pratiques de santé naturelle par les structures d'enseignements libres. »

 

Avec la pugnacité qui la caractérise, Catherine Picard ne s'est pas arrêtée en si bon chemin et a profité des élections législatives pour adresser un courrier à certains candidats. « Je leur ai expliqué la nécessité urgente qu'il y a à légiférer. » Aucun n'avait pris la peine de lui répondre jusqu'à ce week-end. En effet, le nouveau député de La Rochelle, Olivier Falorni, vient de lui adresser un courrier dans lequel il se dit sensible au problème.


Au mois de juillet 2011, le sénateur Fichet a ouvert une première brèche en ce sens en déposant un projet de loi visant à rétablir la profession d'herboriste et surtout à en encadrer la formation. Catherine espère donc aujourd'hui, avec l'appui d'Olivier Falorni, pouvoir s'y engouffrer et voire même l'élargir.

 

Dans le courrier reçu, le député se dit également très intéressé par la démarche entreprise par Catherine, à savoir, la création d'un institut de recherche et de développement des pratiques de santé naturelle. Ce projet dont elle a déposé les statuts en préfecture en juin dernier, devrait être piloté par des professionnels de santé diplômés d'État. Olivier Falorni lui propose donc de la recevoir dans les semaines à venir afin d'évoquer au mieux avec elle les opportunités de mise en place de son projet.

 

(1) L'allopathie englobe les traitements médicamenteux habituels mais aussi les médecines non conventionnelles telles que la phytothérapie ou l'aromathérapie. (2) La naturopathie est une médecine non conventionnelle qui vise à équilibrer le fonctionnement de l'organisme par des moyens jugés « naturels ».

 

Sud Ouest - 30/08/2012

22 juillet 2012

Le député apporte son soutien aux élus

Les anciens bureaux de la Direction départementale de l'équipement, à Ars-en-Ré, pourraient devenir une annexe de la Communauté de communes.

Les anciens bureaux de la Direction départementale de l'équipement, à Ars-en-Ré, pourraient devenir une annexe de la Communauté de communes. (Photo jean-pierre bonnet)

 

Pour sa séance plénière de jeudi dernier, la Communauté de communes de l'île de Ré (CdC) a eu droit à la présence du tout nouveau député, Olivier Falorni. Durant la séance, les question des digues et d'un aménagement d'une annexe ,à Ars-en-Ré, ont été abordées.

 

Olivier Falorni, à peine remis de sa première séance de nuit, la veille, à l'Assemblée nationale, avait tenu à venir manifester son soutien aux élus rétais dans leur difficile dialogue avec la préfecture quant aux problèmes de la prise en compte de l'aléa risque qui amènerait à refuser bon nombre de permis de construire. « J'ai moi-même rencontré le préfet et l'ai assuré du dévouement et du sérieux des élus rétais… J'entends jouer mon rôle d'élu local parmi les élus locaux… La position des élus rétais sur ces dossiers n'est guère éloignée de la mienne », a-t-il commenté en substance. Lionel Quillet, président de la CdC de Ré, est naturellement revenu sur la décision favorable, rendue par la commission nationale, le 12 juillet dernier, pour le Programme d'action et de prévention des inondations (Papi) de Ré.

 

« La qualité du dossier a été relevée, soulignant, en particulier, sa cohérence avec le schéma de cohérence territorial (Scot) car ce dernier limite l'urbanisation aux 20 % actuels ainsi que l'absence de "digues immobilières"… Nous avons donc nos 45 millions d'euros du Papi labélisés nous permettant, dès cette fin d'année, de lancer les travaux sur la digue du Boutillon. »

 

Lionel Quillet espère, enfin, que l'avis des commissaires enquêteurs sur le Scot, qui devrait être rendu public le mardi 31 juillet, calmera le débat avec certaines associations. « Qualifié de juge de paix par certains, son avis devra être respecté par tous ! » Enfin, la CdC ayant récupéré de lourds dossiers comme la gestion des 3 millions de l'écotaxe, ainsi que les 45 millions des rénovations digues du Papi, elle doit désormais créer des services et loger ces personnes.


Le site de Saint-Martin étant saturé, une opportunité existe avec les anciens bureaux de la Direction départementale de l'équipement (DDE) à Ars. Ne trouvant pas preneurs, ils sont vacants. 

 

Ars pourrait transférer son droit de préemption à la CdC de Ré : « Ces locaux sont aménageables immédiatement car en bon état et le coût de 1,5 million d'euros rentre dans nos possibilités de financement sans faire appel à l'emprunt. Le dossier doit être validé pour début septembre. » En raison du vote nécessaire des élus rétais, ils auront donc droit à une réunion exceptionnelle le jeudi 16 août.

 

Sud Ouest - 21/07/2012

4 juillet 2012

 
Olivier Falorni fait ses premiers pas à l'Assemblée nationale

Olivier Falorni fait ses premiers pas à l'Assemblée nationale

 

Mardi 26 juin, lors de la séance d'ouverture de la XIVe législature, les députés devaient élire leur président. Parmi eux, le tout nouveau député divers gauche élu sur la 1re circonscription de Charente-Maritime, Olivier Falorni, désormais appelé par la presse “le tombeur de Ségolène Royal”. Son entrée au Palais Bourbon.

 

7h44, quai A, gare de La Rochelle. Olivier Falorni, aux côtés de sa compagne, est tout sourire. Le grand jour tant attendu est enfin arrivé. Depuis la campagne des législatives, et plus encore depuis sa victoire contre Ségolène Royal, il n’arrête pas. Quand ce n’est pas la presse qui l’assaille, ce sont les passants qui l’arrêtent pour le féliciter de sa victoire. Autant dire que le nouveau député est fatigué, mais aux anges. “Moi qui voulais faire une entrée discrète à l’Assemblée nationale, je crois que c’est raté”, s’amuse-t-il. En effet, le 19 juin, deux jours après son élection, à peine arrivé à l’Assemblée nationale pour remplir les formalités administratives, une nuée de journalistes s’est abattue sur celui qu’ils ont désormais coutume d’appeler le “tombeur de Ségolène Royal”.
Accueilli chaleureusement par le personnel de l’Assemblée nationale, comme par nombre de députés de tous bords, socialistes inclus, le tout nouveau député avoue avoir eu beaucoup d’émotion ce jour-là. “Quand je suis entré dans l’hémicycle, j’étais à la fois ému et fier de représenter ma circonscription. J’ai pensé à tous les électeurs rochelais et rétais qui ont voté pour moi et qui, en faisant cela, m’ont donné leur confiance. C’est la seule récompense en politique qui vaille, et je ne la trahirai pas”, explique Olivier Falorni dans le train qui l’emmène, ce 26 juin, à Paris, pour la rentrée parlementaire de ­l’Assemblée nationale.
10h44, quai de la gare Montparnasse. À peine descendu du train, la télévision l’attend de pied ferme pour filmer ses premières impressions avant la rentrée parlementaire. L’équipe de tournage le suivra jusqu’à la voiture de location qui l’attend. Même scénario peu avant 15h, à l’heure d’ouverture de la séance. À nouveau, une nuée de journalistes s’abat sur lui et l’assaille de questions : Qui lui a serré la main ? Quels députés socialistes lui ont parlé et de quoi ? Votera-t-il pour Claude Bartolone, le candidat socialiste à la présidence de l’Assemblée nationale ? Dans quel groupe siégera-t-il ? Etc.


Il siégera avec les radicaux socialistes


Les jeux sont déjà faits pour ce qui concerne cette dernière question. Si le Parti socialiste n’a pas refusé l’argent public que le député lui rapporte (somme calculée sur le nombre de voix qui s’est porté sur son nom), le PS n’a pas souhaité l’intégrer dans ses rangs. Tel est le prix à payer de son maintien au second tour contre la candidate estampillée PS, Ségolène Royal. “Compte tenu de l’ambiance et de la défaite cinglante de Mme Royal, il n’y a pas d’urgence sur cette question.  Cela prendra le temps que ça prendra mais, à moyen terme, mon souhait est d’intégrer ma famille politique. Je suis et reste socialiste de cœur à défaut de l’être de carte. Ainsi, même si je ne suis pas dans le groupe socialiste, je serai dans la majorité parlementaire”, confie le député.


Et pour y être, il a accepté l’invitation du président du groupe PRG, Roger-Gérard Schwartzenberg à les rejoindre. Étonnant si l’on se réfère à la visite de Jean-Michel Baylet, le patron des radicaux socialistes, à la candidate Royal, dans l’entre-deux-tours des législatives. Si le PRG n’est plus lié par l’accord national avec le PS lors de ces élections, le dernier a quelque peu grincé des dents. Et pour cause. Grâce à l’intégration d’Olivier Falorni dans les rangs des radicaux, ainsi que de celle de Jean-Noël Carpentier (Hauts-de-Seine, Mouvement unitaire progressiste de Robert Hue) et de Thierry Robert (Réunion, MoDem), le PRG a pu former un groupe à l’Assemblée nationale (minimum requis : 15 députés). Selon des sources radicales, il semblerait que la proposition faite à Olivier Falorni n’est pas eu l’heur de plaire à Jean-­Michel Baylet. Mais la politique reste la ­politique…


Dans tous les cas, ce qui compte pour Olivier Falorni dans cette affaire est, d’une part, de participer à la majorité parlementaire, d’autre part, d’éviter de se retrouver dans le groupe des non-­inscrits. “Je ne m’imaginais pas être dans le même groupe que Marion Maréchal - Le Pen et Gilbert Collard. Puis, si l’on se réfère à l’histoire de notre circonscription, je me retrouve dans le groupe d’appartenance de Michel ­Crépeau. Une sorte de clin d’œil, et aussi une reconnaissance à tous les élus radicaux socialistes qui m’ont soutenu dans cette campagne en dépit de l’accord national signé par leur groupe avec le PS. De toute façon, La Rochelle est une terre radicale”, ajoute-t-il. Alors, la cuisine politique, ce n’est pas son affaire. Ce qui compte, c’est “d’être le député de tous et de défendre les intérêts de notre territoire”.


Pour ce faire, il a demandé à siéger dans la commission développement durable et aménagement du territoire. Il y retrouvera d’autres “compatriotes” de Charente-Maritime, puisque les deux députées socialistes de Charente-­Maritime, Suzanne Tallard et Catherine Quéré, y siégeront également. Sa place, il compte bien la prendre avec ou sans les socialistes. Pour la bagarre, il est prêt. Il faut dire que la campagne des législatives de juin dernier l’a quelque peu aguerri, si besoin en était. Ce qui ne l’a pas empêché d’être ému, lors de l’ouverture de la session parlementaire, le 26 juin. “L’entrée dans l’hémicycle avec tous les députés a été un moment de grande émotion pour moi. On prend alors conscience que l’on est vraiment dans le bain”, confie-t-il.


Petites joies et grands travaux


Les joies du classement alphabétique pour les deux premiers jours de la rentrée parlementaire l’ont fait siéger tout près d’un certain François Fillon et d’un certain Christian Estrosi. Le premier n’a pas manqué de lui serrer la main. Commentaire amusé d’Olivier Falorni : “Selon Mme Royal, je suis un député de droite.” La droite, comme la gauche, n’ont pas manqué de le saluer, et même certains de le remercier pour avoir permis d’éviter l’arrivée de ­Ségolène Royal au Perchoir. Jouissif pour le nouveau député, même s’il s’en défend.
Autre point de jouissance pour ­Olivier Falorni, le 27 juin au matin. Après l’envie déclarée des instances nationales de ne plus faire l’université d’été du PS à La Rochelle, revirement de situation. Elles seront bel et bien maintenues, du moins pour cette année, dans le fief rochelais. “Il n’y avait aucune raison qu’il en soit autrement. Dans tous les cas, je suis ravi de son maintien, et je souhaite qu’il en sera ainsi d’année en année”, se contente-t-il de dire. Mais ira-t-il ? “Je ne serai pas à l’université d’été pour perturber son bon fonctionnement. Ce qui est sûr, c’est que si je suis persona non grata pour les instances nationales, je ne le serai pas pour les 4 000 participants”, ajoute-t-il. Dans tous les cas, il ne forcera pas les portes, pas plus que celles du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Le temps fera le nécessaire, est-il persuadé, pour que tout rentre dans l’ordre, et lui, dans sa famille politique.


En attendant ce dénouement, le nouveau député veut prendre à bras-le-corps les dossiers de sa circonscription. Il souhaite monter en première ligne sur la protection du littoral, des biens et des personnes qui y vivent. “Il faudra un plan à la hauteur, autrement dit des moyens conséquents pour les digues. Il en va de la vie des gens. Le gouvernement ne peut pas se permettre de diminuer les financements attendus”, attaque-t-il déjà. Pour se faire entendre, il compte bien s’appuyer sur le nouveau ministre délégué des Transports, de la Mer et de la Pêche, Frédéric Cuvillier (PS), un ami, qui était aussi dans le clan Hollande. Sur les questions du tourisme, en étant dans le groupe radical, il aura ses entrées avec la nouvelle ministre, Sylvia Pinel (PRG). Enfin, sur les questions concernant les activités primaires, le nouveau ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll (PS), est aussi une connaissance. Une façon de rappeler qu’il n’y a pas que Ségolène Royal qui a ses entrées au gouvernement, comme cette dernière le faisait entendre durant la campagne. Incontestablement, le nouveau député saura faire face à l’appareil politique, qu’il a tant décrié par ailleurs…

 

Le Phare de Ré - 04/07/2012

26 juin 2012

Falorni rejoint le groupe PRG à  l'Assemblée en attendant de
retrouver le PS

 

 
 
Olivier Falorni arrive à l'Assemblée nationale, le 19 juin 2012

Olivier Falorni arrive à l'Assemblée nationale, le 19 juin 2012 Kenzo Tribouillard.

 

BORDEAUX - Le député de la 1ère circonscription de la Charente-Maritime, Olivier Falorni, exclu du PS pour ne pas avoir retiré sa candidature aux législatives face à Ségolène Royal, rejoint le groupe du PRG à l'Assemblée tout en souhaitant "à terme" rejoindre celui du PS, sa "famille".

 

"Le président du groupe PRG Roger-Gérard Schwartzenberg a pris contact avec moi et m'a proposé de rejoindre le groupe radical. Je l'ai fait en précisant qu'il n'était pas question d'adhérer, je suis socialiste et je le reste", a-t-il indiqué mardi à l'AFP.

 

"Je serai un socialiste apparenté PRG avec ma liberté de parole", a-t-il ajouté, soulignant qu'il souhaitait "à terme rejoindre le PS car c'est ma famille".

 

"Au vu du contexte, je n'ai pas voulu forcer la porte du groupe socialiste", a-t-il dit, se prévalant pourtant de connaître "le sentiment de l'immense majorité des députés socialistes qui m'ont réservé un accueil chaleureux".

 

"En soit, cela me suffit", a-t-il dit, ajoutant qu'"il faut laisser du temps au temps comme disait François Mitterrand".

 

M. Falorni, qui l'avait largement emporté au second tour devant Ségolène Royal (63% contre 37%), a par ailleurs motivé sa décision en précisant qu'il ne souhaitait pas appartenir au groupe des non-inscrits, "car on est isolé et je n'avais pas envie d'y côtoyer le Front national" avec les députés Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen.

 

20 Minutes - AFP - 26/06/2012

Olivier Falorni, au sein du groupe radical de gauche de l'Assemblée

"Je suis socialiste donc je vote pour le socialiste"
 

 

"Je suis socialiste de cœur mais pas de carte pour l’instant" répète à l’envie Olivier Falorni, député de Charente-Maritime.

 

"Je serai dans la majorité parlementaire, au sein du groupe radical de gauche dont je serai apparenté. Cela me permettra de travailler sur le fond avec un groupe" déclare au micro de LCP celui qui a battu Ségolène Royal aux législatives.

 

"Je souhaite à terme rejoindre le PS parce que c’est ma famille naturelle" ajoute-il.

25 juin 2012

Baptême du feu pour Olivier Falorni

A la veille de son entrée à l'Assemblée nationale, le nouveau député de La Rochelle-Ré, Olivier Falorni, a fait hier sa première sortie officielle chez les pompiers.

Olivier Falorni hier a rendu hommage aux 12 sapeurs pompiers de Charente-Maritime morts en service commandé.

Olivier Falorni hier a rendu hommage aux 12 sapeurs pompiers de Charente-Maritime morts en service commandé. (Photo Stella Dubourg)

 

Le nouveau député de la circonscription de La Rochelle-Ré n'aurait pu rêver d'un baptême du feu plus approprié. Alors qu'il y a encore huit jours, Olivier Falorni était sous le feu électoral, il a participé hier, pour sa première sortie officielle en tant que député, à la cérémonie de la journée nationale des sapeurs-pompiers. Organisée par le Sdis 17 en présence de la préfète de Charente-Maritime, du président du conseil d'administration du Sdis, du directeur départemental, le colonel Éric Peuch et de nombreux responsables locaux, cette cérémonie a permis de rendre hommage aux 12 sapeurs-pompiers de Charente-Maritime décédés en service mais aussi de récompenser des pompiers, jeunes et moins jeunes, pour leur engagement. « Je suis heureux de commencer par cette cérémonie car s'il y a bien un corps à honorer c'est celui des sapeurs-pompiers; car sans eux, il n'y a pas de protection ni de vies sauvées ».

 

Une bonne humeur dont le député, également élu rochelais, ne devra pas se départir ce soir lors du Conseil municipal de La Rochelle. Cette première session post-législatives promet en effet de se dérouler sous haute tension après les échanges houleux de ces dernières semaines et les propos très durs du maire Maxime Bono envers le dissident PS et opposant de Ségolène Royal. « Pour ma part, je suis sorti la tête haute de cette bataille et avec le sentiment du devoir accompli, bien accompli », assure Olivier Falorni. Pour autant, pas question pour lui de passer l'éponge sur les coups bas et les propos blessants tenus durant cette campagne, « surtout ceux proférés après le verdict des urnes », insiste le député. « Je n'oublie pas. Il y a eu des dérapages pendant cette campagne mais je vais de l'avant. J'attends désormais du respect, des explications et/ou des excuses, non pas vis-à-vis de moi mais des électeurs à qui on a donné le sentiment de s'être fait voler leur vote ».


Un contexte rochelais très tendu donc au sein duquel Olivier Falorni compte toujours jouer un rôle. Avec quelques évolutions toutefois. Ainsi, après avoir abandonné son poste de conseiller régional de Poitou-Charentes comme il l'avait promis durant la campagne, ce dernier a en effet annoncé hier à la préfète, qu'il avait démissionné vendredi de sa fonction d'adjoint au maire de La Rochelle.

 

« Je continuerai néanmoins à siéger au sein du Conseil municipal mais sans la moindre délégation. Et je continuera à avoir un œil sur la délégation dont j'ai été chargée, celle des finances, qui se porte mieux depuis trois ans ». Et il compte bien le prouver dès ce soir à l'occasion du Conseil municipal. « Les chiffres sont têtus comme on pourra le constater avec l'examen du compte administratif qui donne une vision exacte de la réalité des finances de la ville ».

 

Sud Ouest - 25/06/2012

18 juin 2012

LA ROCHELLE

 

62.97% : victoire écrasante

d'Olivier Falorni

contre Ségolène Royal (37.03%)

 

Olivier Falorni savoure sa victoire (AFP XAVIER LEOTY)

 

 

« Les électeurs m'ont témoigné leur confiance et je saurai m'en montrer digne. »

Législatives:

Les partisans d'Olivier Falorni célèbrent la victoire à La Rochelle

 

 

Créé le 18/06/2012 à 09h17 -- Mis à jour le 18/06/2012 à 10h12
Olivier Falorni célèbre sa victoire aux législatives face à Ségolène Royal le 17 juin 2012.

Olivier Falorni célèbre sa victoire aux législatives face à Ségolène Royal

le 17 juin 2012. XAVIER LEOTY / AFP


POLITIQUE - Le dissident socialiste Olivier Falorni a infligé une sévère défaire à Ségolène Royal...

 

De notre envoyée spéciale à La Rochelle,

«Douce France, cher pays de mon enfance»… Les mots de Charles Trenet résonnent devant Les Dames. C’est la brasserie où Olivier Falorni, le tombeur de Ségolène Royal soutenu par la Première dame a choisi de fêter sa victoire. Une grosse centaine de personnes ont répondu à l’invitation.

Des militants socialistes qui seront «peut-être, qui sait demain» exclus du PS. Mais dans le camp Falorni, vainqueur par K.O. (63% contre 37% à Royal), on a le sentiment d’être dans son bon droit.

«On a enterré la primaire, ça a été un déclic. J’ai failli rendre ma carte du PS à ce moment mais on s’est dit que la démocratie était de notre côté», raconte Marie, Rochelaise depuis 32 ans.
 
Car ici, l’enracinement, ça compte. Le beau-père d’Olivier Falorni raconte même que Ségolène Royal a commencé par dire qu’elle n’aimait pas le rugby. Or, «c’est important le rugby à La Rochelle, il y avait peut-être là un problème de préparation du terrain», assène-t-il. Et puis annoncer viser le perchoir dès le début de la campagne, «c’est la principale erreur» de la battue, explique Mireille, une autre militante PS, car «c’est le mépris de la population».

Mais de manière générale, on ne pardonne toujours pas au PS d’avoir supprimé le vote militant. «Ségolène aurait peut-être gagné, on se serait pliés à la démocratie», glisse un homme. Vu le «diktat de Paris», La Rochelle, «belle et rebelle» n’a eu d’autre choix que de «résister», expliquent ces militants en chœur.

«Même Richelieu s’est cassé les dents sur La Rochelle. Ici, la résistance pour la démocratie, c’est une philosophie», dit Hélène, également encartée au PS.

Et pas question de dire qu’«Olivier» a été élu avec les voix de la droite. «Les gens ont voté pour la démocratie, pas pour Olivier, pas contre Ségolène», explique Marie, soutien de Falorni mais ex-soutien, jusqu’aux primaires, de Ségolène Royal.

Et puis, «Hollande a bien été élu avec des voix de droite» et il ne s’en plaint pas, lance Mireille.

La bataille de la mairie engagée

«C’est particulier La Rochelle, on vote pour une personne, pas pour un programme.» Tous brossent un «Olivier» particulièrement «humaniste, très à l’écoute des gens, dans la lignée de Michel Crépeau [maire de La Rochelle de 1971 à 1999] et proche de Hollande».

Un homme «courageux» qui a vaincu «l’appareil de Paris» qui doit désormais comprendre que la province ne peut accepter «la dictature». Et puis d’ajouter une pique à l’égard du Président: «On a mis fin au clan Sarkozy, c’est pas pour retrouver le clan Hollande!» La soirée avance et le buffet copieux à l’étage est avalé à pleine dents par les partisans d’«Olivier» qui attendent leur champion qui enchaîne encore et encore des interviews devant la brasserie.

Il monte enfin, des applaudissements fusent. Et les chants se multiplient, dont le fameux: «Ici, ici, c’est Falorni», calqué sur des chants de supporters de rugby. On se délecte de la «raclée» infligée à Royal, à d’autres tables on ironise sur le retour de la «Madone» à Poitiers. La campagne a été violente. Une militante, en fin de soirée, est «écœurée»: ses parents, soutiens de Falorni, ont reçu dimanche soir des menaces.

La victoire laissera des traces à La Rochelle. Le maire et député sortant qui est allé chercher Ségolène Royal, Maxime Bono, est désavoué. «Là, c’est deux ans de tempête jusqu’aux prochaines municipales», annonce un soutien de Falorni. La plupart jugent qu’il doit démissionner puisqu’il s’est trompé dans les grandes largeurs: des «Bono démission» ont d’ailleurs été scandés salle de l’Oratoire.

Interview sur interviews

La pluie a beau tomber drue, les éclairs zébrer le ciel et l’orage gronder, les partisans de Falorni continuent de chanter la victoire de leur champion. Célèbrent «les Rochelais» contre «le Chabichou» vanté par Ségolène Royal, aidés par le rosé ou le vin rouge.

Il est tard, après 23 heures, mais le grand vainqueur de la soirée, inconnu il y a encore une semaine, n’a pas eu le temps de dîner. Son assiette de poulet, penne et légumes est toujours devant lui.

Il n’arrête pas de recevoir les félicitations de militants et même d’adversaires politiques…

Un jeune électeur UMP est venu le féliciter et saluer son «courage» dans son combat. D’autres lui parlent de la pluie. Olivier Falorni, tout sourire, rétorque: «on a une petite pensée pour ceux qui sont dans les jardins», allusion à Royal qui a fait sa déclaration dans les jardins du Muséum d’histoire naturelle. Lui aussi, entre deux félicitations, vante la «victoire d’une certaine démocratie».

A-t-il reçu au cours de cette belle soirée des messages du Président, de socialistes ou même de la Première dame? «Je ne sais pas, je n’ai pas eu le temps de consulter mon téléphone. Ce soir, je me consacre aux Rochelais», lâche-t-il avant de donner une nouvelle interview.

 

Maud Pierron, en Charente-Maritime
06h00 | Mise à jour : 07h49
Par Pierre-Marie Lemaire

La Rochelle :

le sacre d'Olivier Falorni

 

Inconnu hier, reconnu aujourd'hui, Olivier Falorni est allé jusqu'au bout.

Changement d'époque.

 

 

Les électrices d'Olivier Falorni l'ont accompagné, tard hier soir, dans un restaurant du Vieux Port pour fêter sa victoire.

Les électrices d'Olivier Falorni l'ont accompagné, tard hier soir, dans un restaurant du Vieux Port pour fêter sa victoire. (Photo Pascal Couillaud)


Drôle d'ambiance salle de l'Oratoire, haut-lieu des soirées électorales rochelaises. Les écrans où s'affichent habituellement les résultats des 55 bureaux de la ville restent éteints. Pas de camemberts, pas de pourcentages, pour éclairer le bon peuple - plus de 800 personnes - sur les forces en présence et leur progression. Il est 19 h 30. Le dépouillement n'est pas terminé mais tout le monde sait.

Reste à savoir s'il s'agit pour Ségolène Royal d'une défaite ou d'une débâcle.

 

Maxime Bono, le maire de La Rochelle, annonce qu'il ne proclamera les résultats de sa ville qu'à 20 heures. Puis il file vers le Muséum, à cent mètres de là, où Ségolène Royal a planté sa tente.

À l'heure dite, pas de Maxime Bono. Mais un Olivier Falorni qui fait une entrée… royale, sous les vivats de ses partisans. On peut suivre sa difficile progression vers la tribune au mouvement haché de la forêt de perches et de caméras qui le précède, bousculant tout sur son passage.

 

Privé de micro

Le tombeur de la Dame du Poitou affronte la meute médiatique l'air imperturbable, l'œil à peine brillant d'un zest d'émotion. Totale zenitude. Il tombe dans les bras de Mamy Falorni, une petite dame toute pimpante que le service d'ordre s'empresse de protéger des caméras déchaînées.

 

Enfin Maxime Bono vint. À La Rochelle, Ségolène Royal totalise 12 234 voix. « Merci à ceux qui ont voté pour la seule candidate de la gauche », ajoute le maire. Des « ouh, ouh » montent de la foule. « Olivier Falorni : 17 409 voix. » Une ovation monte qui se transforme en bronca quand le désormais ex-député et toujours maire ajoute d'une voix forte : « Dont 75 % de voix de droite ! »

« Bono démission ! », crie quelqu'un.

 

Olivier Falorni est enfin parvenu sur la tribune. Mais le voilà à nouveau ravi prématurément à l'affection des siens par les télés et les radios. « M'sieur Falorni, z'êtes en direct sur TF 1. » « M'sieur Falorni, vous avez Europe 1 en ligne. » Et quand il veut enfin s'adresser à ses supporteurs qui réclament un discours sur l'air des lampions, c'est sans micro.

Maxime Bono est parti avec.

 

Que peut-il bien répéter en boucle, le nouveau député de La Rochelle/île de Ré ? Que sa victoire va « bien au-delà de lui-même », que c'est « la victoire de la démocratie. » « Un appareil parisien a voulu imposer une candidature. Les électeurs n'en ont pas voulu. Ils m'ont témoigné leur confiance et je saurai m'en montrer digne. »

Il ajoute : « Je serai un député de gauche. »

 

Tiens, les écrans sont allumés. Il n'y a plus grand monde pour les regarder. Les falornistes ont évacué l'Oratoire, direction le cours des Dames où une brasserie a été réservée.

« Oh, ce n'est pas le Fouquet's, mais c'est sympa », rigole Patricia Friou, toute nouvelle députée suppléante.

Quand Olivier Falorni fait son apparition, vers 21 h 30, il est salué par une « Marseillaise » qui vient opportunément chasser « I Will Survive ».

Demain est un autre jour. Pour sa première journée de député, le plus célèbre inconnu de France va démissionner de son mandat au Conseil régional, où il devait siéger ce lundi après-midi, et d'adjoint au maire de La Rochelle « pour se consacrer pleinement à l'Assemblée nationale.

Il reste conseiller municipal et communautaire aux « côtés » de Maxime Bono.

 

06h00 | Mise à jour : 07h37
Par Patrick Guilloton

Ségolène Royal, au-delà de la défaite

Olivier Falorni a été élu député hier avec 62,97 % des voix à La Rochelle.

C'est une déroute pour Ségolène Royal.

 

Et un, et deux, et trois zéro ! La victoire d'Olivier Falorni dans la première circonscription de Charente-Maritime rappelait hier le slogan désormais célèbre de la Coupe du monde de foot de 1998.

 

Il a en effet renvoyé sèchement dans ses foyers Ségolène Royal, laquelle, pour la troisième fois, avait décidé de le défier. En 2008, elle avait chargé l'un de ses proches de tenter de l'éjecter du secrétariat fédéral du PS. Sans succès.

 

En 2010, à la veille des régionales, elle avait essayé de faire sans lui. En pure perte. Et cette année, elle est arrivée avec ses gros sabots dans l'intention de devenir députée. Elle repart avec un nouvel échec.

 

Cette fois, il est cuisant. 26 points d'écart, ce n'est plus une défaite mais une déroute. Et les troupes sonnées de Désirs d'avenir ont beau continuer à dire que le nouvel élu a bénéficié des voix de droite et d'extrême droite, la simple observation des scores montre qu'est intervenu dans le scrutin d'hier un véritable rejet d'une personnalité politique déjà sèchement taclée lors de la primaire socialiste.

 

Techniques critiquées

On constate qu'en un peu plus d'un mois, les deux finalistes de la présidentielle de 2007 ont été désa-voués. Et la raison majeure de leurs défaites dépasse le simple cadre politique. Elle tient avant tout à ce qu'ils sont, à leur relation au pouvoir, à leurs profils psychologiques si proches, un peu comme le négatif et le positif d'une même photo, aux temps de l'argentique.

 

Si l'un et l'autre ont perdu - plus sévèrement dans le cas de Ségolène Royal que dans celui de Nicolas Sarkozy -, c'est que l'un comme l'autre ont fini par exaspérer non seulement leurs adversaires, mais aussi et surtout une partie de leur propre électorat. Si François Hollande et son vieil ami Olivier Falorni ont gagné, c'est parce qu'une majorité d'électeurs ne rêvait que d'une chose : voir leurs adversaires mordre la poussière.

 

Si chacun sait les raisons de la défaite du 6 mai, celles d'hier concernant Ségolène Royal sont plus enfouies. Ses méthodes et sa véritable nature ne sont connues que de ceux qui fréquentent assidûment son territoire de Poitou-Charentes.

 

L'image de la « madone » du Poitou, de la souriante reine du chabichou relayée en boucle par les médias parisiens n'est qu'un vernis. La réalité est tout autre. Récemment, lors d'un débat télévisé dans sa région, un journaliste de radio de Poitiers avait lâché tout de go que « Désirs d'avenir s'apparentait à une secte ».

 

Et de critiquer vertement ces techniques que l'on a vues mises en place lors de cette législative, avec une désignation forcée grâce aux instances parisiennes et, dès le premier jour, l'annonce de l'intention de briguer le perchoir, initiative ayant pour le moins étonné. Pourquoi cette précipitation ? Parce que François Hollande et Martine Aubry le lui avaient promis, a-t-elle expliqué… et qu'elle voulait les mettre devant le fait accompli à une époque où ils ne pouvaient pas dire le contraire. Les électeurs n'ont visiblement guère apprécié qu'avant même leur vote, on vienne leur dire qu'ils n'étaient qu'une sorte de marche-pied.

 

Maladresses

Une maladresse qui en a appelé quantité d'autres. Ne serait-ce que ces recours aux grandes figures du PS et de la gauche qui ont fini par faire penser que déstabiliser Olivier Falorni était à leurs yeux plus important que de porter le fer contre le Front national sur les terres où ses candidats pouvaient être élus.

 

Des venues de Parisiens parfaitement contre-productives. Un exemple, un seul. Mercredi dernier, dans un entre-deux-tours où Ségolène Royal a peu à peu perdu complètement pied, c'est Jean-Michel Baylet qui est venu la soutenir. Et d'affirmer doctement que tous les radicaux étaient rangés en ordre parfait derrière la candidate.

 

Le lendemain soir, lors du meeting de Falorni, c'est le président départemental du PRG, Yann Juin, qui intervenait, annonçant vouloir être aux côtés du dissident parce que les troupes royalistes avaient effectué « des pressions inadmissibles » sur les maires de la circonscription. Et dans la foulée, c'est Colette Chaigneau, radicale elle aussi, qui appelait à voter Falorni. La dame fut la suppléante de Michel Crépeau et s'est fait plaisir en rappelant une saillie de l'ancien maire rochelais, dont la mémoire fut si présente dans cette campagne. Face aux ténors de la politique, Crépeau affirmait que certains « chantaient faux ».

Et enfin, comment comprendre l'aveuglement de Ségolène Royal dans sa volonté de prendre cette circonscription à la hussarde ? Ne se doutait-elle pas que Falorni allait une fois encore se mettre en travers de sa route ? Aller jusqu'au bout ? Comment pouvait-elle ignorer que l'homme est solide, bien mieux entouré qu'elle à La Rochelle, populaire et toujours maître de ses nerfs ? Que même sans tweet, il pouvait gagner, la droite voulant profiter de l'aubaine pour dégager la « parachutée » appuyée par les instances parisiennes.

 

Hier soir, à La Rochelle, un proche de Falorni a estimé que celui-ci venait de rendre à son ami Hollande le plus beau service qu'il lui ait jamais rendu…

 

Proposition de loi donnant le droit à une fin de vie libre et choisie

Le journal de votre Député numéro 6.pdf
Document Adobe Acrobat 2.1 MB

Abonnez-vous

à la lettre d'information

12ter, rue Villeneuve

17000 LA ROCHELLE

 

Tél. : 05.46.07.34.00

Fax. : 05.46.07.34.56

  ofalorni@assemblee-nationale.fr

 

du mardi au vendredi

de 9h à 12h et de 14h à 17h