Non au siège Royal de La Rochelle !
Jeudi 1er décembre 2011
De 18:00 jusqu’à 21:00
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Au pied de ma statue,
Place de l'Hôtel de ville,
17000 La Rochelle
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Vous avez été nombreux à vous mobiliser pour pouvoir voter pour une gauche démocratiquement choisie.
La mobilisation continue et elle va aujourd'hui bien au-delà du Parti socialiste.
Les conversations que nous avons les uns et les autres avec nos amis, nos collègues, sur le marché ou au café montrent à quel point l'élan démocratique qu'a fait se lever la décision parisienne
est fort et partagé
Ainsi, des initiatives citoyennes fleurissent témoignant de la colère des rochelais face à ce parachutage d'un autre temps.
La presse s'est fait l'écho de plusieurs d'entre elles, œuvre d'illustres ou d'anonymes.
Évidemment les réseaux sociaux ont une nouvelle fois joué leur rôle de caisse de résonance. Une mobilisation Facebook est
par exemple organisée par le bien nommé Jean Guiton à laquelle nous ne pouvons que nous associer.
Ce résistant bien connu organise un rendez-vous citoyen, jeudi 1er décembre à 18h (tiens, pile au moment ou d'autres iront voter...), place de l'Hôtel de ville de La Rochelle, au pied de de sa
statue.
Pour ceux qui ont Facebook, je vous invite à vous inscrire à cet évènement et à partager la page avec vos amis :
http://www.facebook.com/event.php?eid=124887214289557
Pour les autres, je vous relaie le texte de son appel :
"Rendez-vous des indignés, pas résignés, pour un moment festif,
démocratique et participatif (chacun apporte ce qu'il faut.... chabichou proscrit).
Parce que La Rochelle ne se soumettra pas, venez nombreux partager ce moment convivial et manifester
votre désaccord avec le parachutage de confort voulu par Madame Royal pour servir ses ambitions personnelles."
ELUE
Seize ans après avoir fait annuler les primaires qui l'empechaient de se présenter à la mairie de Niort, avant de s'échouer dans le marais, Ségolène Royal tente un deuxième parachutage
nocturne tout aussi risqué, à 87 kilomètres de sa circonscription d'origine, cédée à une copine.
Selon la même technique, et afin d'éviter frais et débats inutiles au Parti Socialiste, la figure de proue de la démocratie participative se fait désigner candidate unique à
l'investiture, élue pour toujours dans l'union, la confiance et les valeurs de progrés.
Elle vise cette fois la première circonscription de La Rochelle, un fier royaume parfumé fruits de mer avec vue, où personne ne l'attend depuis très longtemps. L'exploit, dans une contrée
farouche qu'excite un atavisme d'assiégés huguenots, sera de prouver aux braves indigènes mis au pas qu'ils ont plus d'importance qu'une boîte de petits pois.
Christian SEGUIN (Sud-Ouest Dimanche 27.11.11)
06h00 | Mis à jour 08h53
Par Marie-Claude Aristégui
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Falorni joue « collectif »
Olivier Falorni veut créer un collectif de soutien. Avant de prendre une décision .
Olivier Falorni (photo d'archives Pascal Couillaud)
Tous ces militants pressés d'en découdre, réunis mercredi soir dans une salle de l'espace François-Mitterrand à Nieul-sur-Mer ont forcément galvanisé Olivier Falorni et Patricia Friou. Alors,
candidats ou non ?
Pas de décision pour l'instant. Avant d'en prendre une, le premier fédéral a décidé de créer un collectif « avec des militants, des sympathisants et, au-delà, avec tous ceux qui refusent cet
affront démocratique. Nous n'avons pas envie que le PS apparaisse comme une république bananière. Ségolène Royal parlait de démocratie participative, en réalité, elle pratique la démocratie
nominative ».
Ce collectif s'appuiera sur un site déjà existant mais qui était en sommeil (www.olivierfalorni.com). Un blog dont le titre n'oblige pas à se triturer les méninges pour en comprendre le sens
: « Laissez nous choisir notre candidat, pour nous c'est Olivier Falorni ». Les soutiens s'afficheront sur ce blog et une décision sera prise plus tard, « collective également », souligne
Olivier Falorni.
Jaumouillié : « Il faut bosser »
Mercredi soir, il y avait du monde, certes, à Nieul-sur-Mer. Mais Nanou Jaumouillié, n'était pas là. Secrétaire de la section locale de La Rochelle, élue dans cette ville, ex-candidate à la
candidature dans la même circonscription, Nanou Jaumouillié n'est pas une fan de Ségolène Royal. Et elle aussi a détesté le procédé, « pas vraiment moderne ». Mais elle pense que maintenant,
la priorité est de gagner l'élection présidentielle.
« Je n'avais pas été vraiment invitée à cette réunion. Et je suis partagée. Il y a beaucoup de colère et je comprends. Mais je me dis que pendant plus d'un mois, on a tenté d'éviter ce qui
s'est finalement produit. Il faut ravaler son orgueil et bosser pour la présidentielle. Nous devons réparer, apaiser, rassembler. En politique, on ne s'engage pas pour soi mais pour les
autres qui souhaitent que l'on change les choses. En plus, la décision de désigner Ségolène Royal a été prise à l'unanimité, par les représentants de toutes les composantes du parti.
Contester, c'est remettre en question le PS. Pour régler ce genre d'affaires, il y a les congrès. »
Jeudi 24 novembre 2011 à 06h00 | Mis à jour le 24 novembre 2011 à 10h15
Par Patrick Guilloton
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Royal s'impose, le PS rochelais s'enflamme
Le passage en force de la présidente de Poitou-Charentes pour les législatives met le feu aux poudres
Photo Xavier Leoty
Dans la catégorie « le PS semble avoir enclenché la machine à perdre pour 2012 », le feuilleton rochelais prend une place toute particulière compte tenu de la personnalité de ses acteurs.
Résumé des chapitres précédents : le conseil fédéral du PS de Charente-Maritime vote dans un premier temps une résolution demandant aux instances nationales que la circonscription de La
Rochelle demeure « ouverte » après le retrait annoncé du sortant, Maxime Bono, et la volonté affirmée de Ségolène Royal de lui succéder. Le bureau national décide pourtant que la
circonscription sera réservée « femme ». « Réservée femme mais pas réservée à Ségolène Royal », prend soin de préciser Martine Aubry le 15 novembre, avant de devoir avaler son chapeau
puisque, mardi soir, le même parlement du PS faisait savoir que la circonscription était gelée… pour Ségolène Royal. À noter qu'il y en a un autre qui avalé son couvre-chef, mais aussi, au
risque de prendre froid, ses moufles et son écharpe, c'est tout simplement François Hollande, lequel, dans cette histoire, a ignoré l'un de ses soutiens les plus anciens et les plus fidèles
en la personne d'Olivier Falorni, premier fédéral du PS maritime.
Ce n'est pas exagéré de dire que ce diktat entraînant l'absence de vote des militants provoque un séisme au sein du PS charentais.
Deux autres candidates s'étaient déclarées, l'assemblée générale de circonscription était programmée, mais, à l'évidence, Ségolène Royal, comprenant que ses chances de l'emporter étaient
minces, a préféré passer en force.
« La pilule est énorme », s'emporte Philippe Marchand, ancien ministre de l'Intérieur. Celui-ci rappelle avoir présidé dix ans durant la commission des conflits du PS : « Nous avons
sanctionné des manquements aux statuts qui n'étaient que broutilles à côté de ce qui se passe à La Rochelle. C'est un véritable coup de force, un mépris sans nom des militants »,
tranche-t-il.
« Atterré »
Même réaction chez Jean-François Fountaine, ex-numéro deux du Conseil régional, qui se dit « atterré ». « Mais que les Rochelais se rassurent, il y aura un candidat de gauche dans cette
circonscription qui ne viendra pas de Désirs d'avenir, le courant de Mme Royal. Un candidat qui, lui, sera démocratiquement désigné. »
Celui-ci pourrait être Olivier Falorni, qui s'en défend mollement, s'estimant « entré en résistance, pas en dissidence. C'est Ségolène Royal qui est entrée en dissidence avec la démocratie ».
Si la présidente de Région refusait mordicus de s'exprimer, hier après-midi, avant de s'envoler pour le Burkina Faso, ses fidèles ont porté son message. Comme Françoise Mesnard,
vice-présidente du Conseil régional, soulignant que « le bureau national, en accord avec Martine Aubry et François Hollande, avait organisé le rassemblement ». Et de se dire « heureuse » que,
son parti réuni, tous puissent « travailler dans l'union et la confiance ». Certes…
Côté leaders nationaux, Henri Emmanuelli faisait remarquer, en creux, qu'en trente ans jamais il n'avait envisagé un seul instant de changer de circonscription et de quitter ses « électeurs
pour aller voir ce qui se passe ailleurs ». Avant d'ajouter, ce qui prend tout son sel dans la bouche d'un ancien premier secrétaire du parti : « La réservation nominative n'existe pas dans
les règles du PS. » Sans doute plus prudent, Arnaud Montebourg, pourtant secrétaire national à la rénovation, a fait savoir qu'il ne souhaitait pas s'exprimer sur le sujet. Qui ne dit mot…
La candidature imposée de Ségolène Royal suscite la zizanie à La Rochelle
LEMONDE.FR | 24.11.11 | 11h41
Olivier Falorni (ici à droite, en mai 2007) a décidé d'entrer en guerre contre
la direction du Parti socialiste, qui a imposé la candidature de Ségolène Royal à la législative de La Rochelle, dans la circonscription qu'il brigue.AFP/XAVIER
LEOTY
La Rochelle, envoyée spéciale - Ce devait être
un exercice de routine. Ségolène Royal, candidate à la députation à La Rochelle (Charente-Maritime), ville prestige, dans une circonscription tenue de longue date par les socialistes et
quasi-gagnée d'avance : sur le papier, tout roulait.
L'investiture par les militants locaux, puis l'élection à l'Assemblée nationale de la présidente de la région Poitou-Charente arrangeait tout le monde. Cela permettait de compenser son humiliation à la primaire socialiste et surtout de lui offrir le siège de députée nécessaire à l'accession au Perchoir – lequel lui a été offert en coulisses par la
direction du parti, en cas de victoire de François
Hollande à la présidentielle et des socialistes aux législatives.
Ce scénario tranquillement fabriqué rue de Solférino n'a pas plu à tout le monde. Notamment pas au premier secrétaire fédéral de Charente-Maritime, Olivier Falorni, fort du soutien d'une majorité
de militants. Lui-même entendait bien se présenter dans le sillage du député
sortant et maire (PS) de La Rochelle, Maxime Bono. Il a fédéré autour de lui un vent de fronde. De quoi rendre périlleux le vote d'investiture de la candidate, prévu le 1er décembre.
A Paris, on a commencé à mesurer l'ampleur du problème. L'affaire "Ségolène Royal-La
Rochelle" a peu à peu suscité des silences gênés. Et si l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle en venait à perdre une investiture locale pour un siège de député ? Malaise. Mardi 22 novembre, l'état-major du parti
socialiste a jugé préférable de passer en force : en imposant la candidature de
Ségolène Royal à la première circonscription de La Rochelle, sans passer par le vote
des quelque 450 militants concernés.
La direction du PS avait d'abord essayé des méthodes plus douces. Dans un premier temps, elle avait décrété, contre l'avis des militants, que la première circonscription était réservée à une
femme. Cette ruse un peu grossière contre M. Falorni avait suscité la candidature de deux femmes socialistes, dont l'une proche de M. Falorni, pour s'opposer à Mme Royal le 1er décembre. Réaction du Bureau national : annuler
purement et simplement la primaire dangereuse du 1er décembre. Ce mardi, il a été déclaré que "la première circonscription de La Rochelle était fléchée pour la candidature de
Ségolène Royal". Les militants ne voteront pas.
"ELLE N'A PAS DE TEMPS À PERDRE AVEC DES AMBITIEUX QUI
VEULENT SA PLACE"
Pas de quoi en faire une histoire ? La présidente de Poitou-Charente n'est pas
illégitime à se présenter dans une circonscription de sa région. "Ségolène
est amenée à exercer des fonctions importantes au sein du parti, elle n'a pas de temps
à perdre avec des ambitieux qui veulent sa place", juge-t-on dans son entourage,
comme à la direction du parti. "La situation appelle le rassemblement, note le maire Maxime Bono, qui a à la fois favorisé la candidature de Mme Royal et annoncé qu'il
renonçait à un nouveau mandat de député. Quand une personnalité d'importance nationale est appelée à jouer un rôle, il serait normal que les responsables fédéraux la soutiennent…"
Mais les militants et sympathisants, pour une très large part, ne décolèrent pas. Mardi soir, ils étaient près de 200 à se réunir de manière improviste autour d'Olivier Falorni, principal adversaire de Mme Royal. Au
micro qui passait de mains en mains, ils ont ironisé sur la "démocratie participative" tant revendiquée par l'ancienne adversaire de Nicolas Sarkozy. Ils ont dénoncé un
"parachutage" imposé par Solférino, se sont indignés de la "trahison des militants", ont parlé de "démocratie bafouée", ont dit leur "honte d'appartenir au PS", et promis de "ne pas voter pour Ségolène Royal" et de "déchirer les affiches"…
Philippe Marchand, ancien ministre de l'intérieur de François Mitterrand, comptait parmi les présents. " C'est la première fois que je vois le Bureau imposer quelqu'un dans une circonscription ! s'exclame-t-il. En tant qu'ancien président de la
Commission des conflits au PS, j'ai sanctionné des manquements moins graves que celui-là."
DES MILITANTS N'EXCLUENT PAS DE PORTER L'AFFAIRE EN
JUSTICE
Le conseiller d'Etat Jean-François Merle, membre de la même commission des
conflits, souligne le "caractère illégal" de la décision de Solférino. "Aucune disposition statutaire n'autorise la direction nationale à attribuer nominativement une circonscription à une personne donnée et donc à priver les militants de leur droit à désigner leur candidat", rappelle-t-il. Des militants n'excluent pas de porter l'affaire en justice.
Olivier Falorni dit "entrer en résistance" mais hésite encore à se présenter contre Mme Royal en dissident. "C'est le PS qui est en dissidence de la démocratie en annulant des élections pour faire gagner un candidat : à l'étranger, on parlerait de dictature."
Il ajoute : "On vient d'enclencher la machine à perdre. Je tiens à prévenir le PS : il a interdit l'élection des militants
mais il n'arrivera pas à interdire les élections présidentielle et législative de
2012…" M. Falorni rappelle accessoirement qu'il était "l'un des très rares soutiens de François Hollande quand il était au fond du trou. Et que "maintenant qu'il va mieux,
le général semble oublier ses petits soldats."
Le Monde n'a pas pu joindre Ségolène Royal, en déplacement à Ouagadougou
(Burkina Faso).
Marion Van Renterghem
Par Marie-Claude Aristégui
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La Rochelle : ils veulent contrer la candidature de Royal
La désignation de Ségolène Royal fait de grosses vagues. Réunion de militants, hier soir, avec Olivier Falorni, Patricia Friou mais aussi Philippe Marchand et Jean-François Fountaine.
Hier soir, à Nieul-sur-Mer. Réunion avec les militants hostiles à la désignation de Ségolène Royal.
Photo Dominique Jullian
Plus de 100 militants debout dans une salle et, en réalité, une seule question posée au tandem Priou-Falorni (ou inversement…) : « Allez-vous être candidats ? »
« Nous entendons le message, répond Olivier Falorni, premier secrétaire fédéral en Charente-Maritime (lire également ci-dessous). Nous ne serons pas sourds à ce qui se dit. Mais engager une
candidature est une démarche lourde. Il était impossible de décider sans vous avoir vus. Nous allons rencontrer d'autres Rochelais, des habitants d'autres communes et à l'issue de ces échanges,
nous déciderons. Nous ne sommes pas dans un état d'esprit de renoncement. »
Jean-François Fountaine, présent à leurs côtés, les encourage sans ambiguïté. Il rappelle que l'essentiel est de gagner l'élection présidentielle et ajoute : « Je voudrais dire à Olivier et
Patricia que ce sont aussi les habitants de La Rochelle et de l'île de Ré qui attendent. Ils veulent voter pour quelqu'un qui leur ressemble et pas pour une personnalité imposée. Ils le disent.
Bon courage, nous serons avec vous ».
Vexés, humiliés, en colère
Certes, la décision est difficile à prendre. Mais, quand, de surcroît, on a envie d'être candidat, il est tout aussi difficile de ne pas entendre la demande. Surtout dans cette ambiance.
Si par hasard un ami de Ségolène Royal, attiré par la lumière, s'était aventuré dans cette salle de Nieul-sur-Mer, hier soir, il serait reparti en courant, affolé.
Comme prévu pour cette réunion organisée à la hâte, toutes les personnes présentes étaient venues dire la colère que leur inspire « le parachutage » de Ségolène Royal, nommée candidate par les instances nationales
dans la circonscription de La Rochelle-Ré. Plus de 100 militants, vexés, humiliés, énervés, qui n'attendent qu'une chose c'est que le tandem Friou-Falorini relève le gant.
Avec Philippe Marchand
Applaudissements. Applaudissements encore. Outre Jean-François Fountaine, Olivier Falorni et Patricia Friou, conseillère municipale et générale de La Rochelle, sont entourés de Michel Planche,
secrétaire de la section locale de La Rochelle-nord (qui représentait également la section de l'île de Ré en l'absence d'Alain Rinaldini, en déplacement hors du département), et de Philippe
Marchand. Autant dire des soutiens de poids. Le micro circule. Patricia Friou explique qu'elle avait déjà entendu bien des « horreurs » lors de son investiture aux cantonales : « Mais je n'avais
pas tout entendu… Je refuse cependant de quitter le PS, nous sommes majoritaires, pourquoi nous résoudre à partir ? Nous avions compris que Ségolène Royal allait perdre les primaires avec
le vote des militants, maintenant nous en sommes sûrs ».
Michel Planche enchaîne en précisant notamment qu'aucune disposition statutaire « ne permet au bureau national de soustraire une circonscription au profit d'une personne nommément désignée ». Il
rappelle que les militants doivent voter et insiste : « Nous ne sommes pas que des colleurs d'affiches ou des distributeurs de tracts ! ».
Philippe Marchand, l'ancien ministre de François Mitterrand, dénonce ce « coup de force » et fustige l'attitude de la présidente de Région : « Elle n'a pas voulu se mesurer à ses
concurrents. Pourtant, c'est ça la démocratie, je ne dis pas participative, c'est la démocratie tout court. Elle serait allée dans une circonscription moins confortable, je lui aurais tiré mon
chapeau. Mais là… Je n'ai jamais vu ça ».
« Il y a du chabichou ? »
C'est au tour des militants, venus de différentes communes. Ils sont révoltés et le claironnent. Certains annoncent froidement : « De toute façon, je ne voterai pas pour Royal ». D'autres vont
plus loin, comme Jean-Noël : « Cette décision est abjecte. Pas une affiche de Ségolène Royal à ma portée ne restera intacte ».
Une féministe prend la parole : « Je suis outrée, je ne voterai pas pour elle, je ne sais pas si j'arracherai ses affiches mais en tout cas, je n'en collerai pas ».
Des militants plus jeunes tel Bryan, de la Pallice ou Arnaud Latreuille, responsable de la section d'Aytré (qui soutenait Arnaud Montebourg aux primaires), jugent Ségolène Royal « lâche ». À leur
avis, la « légitimité du terrain », c'est Olivier Falorni et Patricia Friou « qui l'ont ». Pour eux, ce « parachutage », c'est une façon pour la direction du parti « d'acheter la paix car elle a
un pouvoir de nuisance ».
Fin de réunion. Encore des discussions autour d'un buffet. « Il y a du chabichou ? » demande un homme en rigolant. « Non, répond Michel Planche, nous l'avons supprimé du menu ».
Olivier Falorni "entre en résistance"
Premier secrétaire fédéral en Charente-Maritime, Olivier Falorni considère qu'après le succès des primaires citoyennes, le Parti socialiste est en train de « transformer l'or en plomb ». Et
il a décidé d'entrer en résistance parce qu'il n'est pas question, dit-il, « d'accepter ce diktat. La politique c'est aussi de ne pas accepter l'humiliation. En l'occurrence, les militants
sont bafoués, piétinés et plus largement, les électeurs de cette circonscription ».
Est-ce à dire qu'il sera quand même candidat dans cette circonscription La Rochelle-Ré réservée mardi par les instances nationales à Ségolène Royal ? « Ma décision n'est pas prise. Pour
l'instant j'entre en résistance et pas en dissidence. C'est Ségolène Royal qui est entrée en dissidence avec la démocratie. Elle a fait annuler des élections, elle empêche les militants de
voter. C'est une fuite éperdue, l'histoire d'une longue chute. En 2007, elle avait recueilli lors de la présidentielle 17 millions de voix et en 2011, à la primaire, 17 000, je comprends sa
crainte d'une nouvelle défaite sévère. Mais quand on veut faire de la politique, il faut se confronter au suffrage ». Olivier Falorni considère que le Parti socialiste dirigé par Martine
Aubry, s'est mis « hors la loi. Le bureau national n'a pas le droit de geler une circonscription nominativement. La direction nationale a annulé une élection pour le bon plaisir de Mme Royal
qui se nomme à La Rochelle, qui se nomme à la présidence de l'Assemblée nationale ! En République, on ne se nomme pas, on se fait élire. C'est un scandale démocratique absolu. Ce sont des
méthodes de centralisme bureaucratique dignes du Parti communiste sous Brejnev. Les militants attendaient une primaire à la loyale, on sait maintenant ce qu'est une primaire à la Royal,
c'est-à-dire une démocratie sans vote. Elle a oublié le message de Jaurès : ''Le socialisme c'est la démocratie jusqu'au bout'' ».
Des militants le lui demandent (lire ci-dessus), il est tout à fait possible qu'Olivier Falorni se présente. En tout cas, il affirme ne pas être « achetable ». Aucune autre circonscription ne
l'intéresse. Aucun autre poste qui pourrait lui être proposé par le PS, non plus.
Le parachutage de la honte
Cher(e)s ami(e)s,
Vous vouliez une primaire a la loyale ?
Vous aurez une primaire a la ROYAL !
C'est-a-dire une désignation sans le vote des militants !
Voila la démocratie participative de Ségolène Royal !
Nous ne pouvons accepter ce scandale démocratique, ce parachutage de la honte.
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Par Marie-Claude Aristégui
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Tapis rouge pour Ségolène Royal
Hier soir, Solférino a réservé la circonscription de La Rochelle-Ré à Ségolène Royal.
Les militants ne voteront pas.
Il y a une semaine, Martine Aubry annonçait devant la caméra que la première circonscription de La Rochelle avait été réservée pour une femme. Et d'ajouter : « Pour une femme, pas pour
Ségolène Royal ». Et hier, on a appris en début de soirée que finalement le bureau national - qui s'était réuni pour examiner à nouveau le dossier des législatives -, avait finalement décidé
de geler cette circonscription pour Ségolène Royal.
Fin de partie. Les deux autres candidates en lice, Patricia Friou (avec Olivier Falorni) et Nanou Jaumouillié ne peuvent plus postuler. Et le 1er décembre, les militants pourront rester chez
eux. Inutile de venir voter.
« Une honte absolue »
Dire qu'Olivier Falorni, premier secrétaire fédéral et suppléant de Patricia Friou, était en colère hier soir, relève de l'euphémisme.
« C'est une insulte pour les militants de la fédération. Une honte absolue, c'est le parachutage de la honte. C'est une humiliation pour nous mais aussi pour Ségolène Royal, elle fuit le vote
des militants, elle a peur de perdre. Ah c'est ça la démocratie participative de Mme Royal ! »
Selon Olivier Falorni, s'il arrive que les instances nationales contredisent les décisions des fédérations, jamais on ne réserve comme ça « une circonscription pour une personnalité ». «
Partout les militants seront appelés à voter, sauf dans la première circonscription de Charente-Maritime réservée à l'icône de la démocratie participative. Elle montre son vrai visage. »
Et d'ajouter : « Le petit quarteron d'apparatchiks qui prend ce genre de décision à Solférino pourra venir à La Rochelle coller des affiches pour la présidentielle, ils verront ce que c'est
une campagne électorale sans l'aide de la fédération. D'ailleurs, pourquoi organise-t-on des élections ? À quoi bon ? ».
Olivier Falorni, au-delà de la colère, dit s'inquiéter « pour l'avenir du Parti socialiste et pour celui de notre candidat François Hollande ». Patricia Friou, qui était donc candidate, se
disait hier soir « abattue » : « C'est terrible pour les militants. Ils veulent qu'on réfléchisse à une action à mener. Certains menacent de déchirer leur carte ! ».
« Très triste »
Patricia Friou précise qu'avec Nanou Jaumouillié, également candidate à l'investiture, elles avaient organisé une présentation des candidates aux militants, la semaine prochaine : « Nous
avions appris qu'elle ne viendrait pas… ».
Un refus qui avait également intrigué Nanou Jaumouillié, conseillère municipale à La Rochelle et secrétaire de la section locale. N'empêche, elle était hier soir très déçue : « Bien au-delà
de ma candidature, je trouve dommage de ne pas passer par le vote des militants. Je suis extrêmement triste pour eux. Je suis inquiète pour notre section. Notre parti a changé mais pas
suffisamment ! L'important maintenant est de gagner la présidentielle ! ».
06h00
Par Marie-Claude Aristégui
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Tapis rouge pour Ségolène Royal
Hier soir, Solférino a réservé la circonscription de La Rochelle-Ré à Ségolène Royal. Les militants ne voteront pas.
« Ségolène Royal fuit le vote des militants, elle a peur de perdre », juge Olivier Falorni. photo xavier léoty
Il y a une semaine, Martine Aubry annonçait devant la caméra que la première circonscription de La Rochelle avait été réservée pour une femme. Et d'ajouter : « Pour une femme, pas pour
Ségolène Royal ». Et hier, on a appris en début de soirée que finalement le bureau national - qui s'était réuni pour examiner à nouveau le dossier des législatives -, avait finalement décidé
de geler cette circonscription pour Ségolène Royal.
Fin de partie. Les deux autres candidates en lice, Patricia Friou (avec Olivier Falorni) et Nanou Jaumouillié ne peuvent plus postuler. Et le 1er décembre, les militants pourront rester chez
eux. Inutile de venir voter.
« Une honte absolue »
Dire qu'Olivier Falorni, premier secrétaire fédéral et suppléant de Patricia Friou, était en colère hier soir, relève de l'euphémisme.
« C'est une insulte pour les militants de la fédération. Une honte absolue, c'est le parachutage de la honte. C'est une humiliation pour nous mais aussi pour Ségolène Royal, elle fuit le vote
des militants, elle a peur de perdre. Ah c'est ça la démocratie participative de Mme Royal ! »
Selon Olivier Falorni, s'il arrive que les instances nationales contredisent les décisions des fédérations, jamais on ne réserve comme ça « une circonscription pour une personnalité ». «
Partout les militants seront appelés à voter, sauf dans la première circonscription de Charente-Maritime réservée à l'icône de la démocratie participative. Elle montre son vrai visage. »
Et d'ajouter : « Le petit quarteron d'apparatchiks qui prend ce genre de décision à Solférino pourra venir à La Rochelle coller des affiches pour la présidentielle, ils verront ce que c'est
une campagne électorale sans l'aide de la fédération. D'ailleurs, pourquoi organise-t-on des élections ? À quoi bon ? ».
Olivier Falorni, au-delà de la colère, dit s'inquiéter « pour l'avenir du Parti socialiste et pour celui de notre candidat François Hollande ». Patricia Friou, qui était donc candidate, se
disait hier soir « abattue » : « C'est terrible pour les militants. Ils veulent qu'on réfléchisse à une action à mener. Certains menacent de déchirer leur carte ! ».
« Très triste »
Patricia Friou précise qu'avec Nanou Jaumouillié, également candidate à l'investiture, elles avaient organisé une présentation des candidates aux militants, la semaine prochaine : « Nous
avions appris qu'elle ne viendrait pas… ».
Un refus qui avait également intrigué Nanou Jaumouillié, conseillère municipale à La Rochelle et secrétaire de la section locale. N'empêche, elle était hier soir très déçue : « Bien au-delà
de ma candidature, je trouve dommage de ne pas passer par le vote des militants. Je suis extrêmement triste pour eux. Je suis inquiète pour notre section. Notre parti a changé mais pas
suffisamment ! L'important maintenant est de gagner la présidentielle ! ».
Ensemble, continuons
plus que jamais !
Mes cher(e)s ami(e)s,
Je tiens à remercier chacune et chacun d’entre vous pour le soutien précieux que vous m’apportez dans ma démarche de candidature aux élections législatives de 2012.
Mais aucune petite manœuvre ne nous sera épargnée pour imposer le parachutage de Mme Royal.
Ainsi le Bureau National du Parti Socialiste vient de s’essuyer les pieds sur le vote démocratique de la Fédération de la Charente-Maritime qui avait décidé d’une primaire ouverte à
toutes les candidatures masculines et féminines dans la circonscription de La Rochelle-Ré.
Solférino a donc acté unilatéralement que cette circonscription serait « gelée » pour une femme, l’objectif étant clairement de m’empêcher de me présenter au vote des militants
du PS face à Ségolène Royal.
Mais si je suis révolté par ces pratiques d’un autre temps, je ne suis pas abattu, bien au contraire.
Ainsi, comme le prévoient les statuts du PS, nous allons former un tandem avec Patricia Friou dont je serai le suppléant. Tandem qui sera, j’en suis convaincu, un « ticket »
gagnant.
Je demande donc à tous les militants socialistes qui me font l’honneur de m’accorder leur confiance de venir voter massivement pour la candidature de Patricia (dont vous trouverez la
lettre ci-dessous) et donc la mienne, le jeudi 1er décembre prochain.
Et je remercie tous les sympathisants, tous les amis de continuer à mener ce combat avec moi, avec nous pour faire gagner la Gauche dans cette circonscription.
Un grand merci à vous toutes et vous tous.
Bien fidèlement,
Olivier FALORNI
LETTRE D’UNE INDIGNEE, PAS RESIGNEE !
Mes cher (e)s camarades,
Je suis indignée, totalement indignée.
Indignée par la position inacceptable de Solférino qui veut empêcher une primaire ouverte sur la première circonscription, contrairement à la décision démocratiquement
votée par le Conseil Fédéral de la Charente-Maritime le 2 novembre. C’est vraiment traiter avec le dernier des mépris notre Fédération, nos sections, les militants que nous sommes
!
Indignée par la méthode hypocrite qui viserait à éliminer, par une mesure administrative du Parti, la candidature la plus naturelle et la plus légitime qui soit : celle
d’Olivier Falorni. Car s’il y a quelqu’un qui a toutes les qualités pour devenir notre prochain député, c’est bien lui ! Nos soutiens si nombreux sont la preuve que cet avis est
partagé.
D’ailleurs, qu’on ne s’y trompe pas, en faisant réserver notre circonscription à une femme, on pense assurer ainsi à Ségolène Royal un parachutage de confort, sans
concurrence réelle. C’est vraiment une drôle de conception de la démocratie participative.
Indignée par l’imposture que constitue la justification par cette fameuse « règle » qui voudrait qu’un Député sortant soit automatiquement remplacé par une femme. Il faut
le savoir, cette « règle » n’existe nulle part, ni dans les statuts, ni dans la circulaire du PS qui précise les modalités de désignation des candidats socialistes aux législatives de 2012.
Destinataire du courrier adressé le 6 novembre par la commission nationale Droits des Femmes à la commission électorale, je peux vous en assurer.
Il n’y a pas besoin d’aller bien loin, à Mérignac en Gironde, pour constater qu’une primaire ouverte aura lieu entre un homme et une femme pour remplacer le Député sortant.
Ce qui est possible en Gironde ne le serait-il donc pas en Charente-Maritime ? Ou alors, imposerait-on à La Rochelle une règle pour convenances personnelles
?
Je considère que l’argument de la parité (d’ailleurs parfaitement respectée dans les choix de notre Fédération) n’a pas vocation à être l’alibi commode pour une candidature
imposée d’en haut. Les femmes méritent vraiment mieux que cela !
Mes cher(e)s camarades, je suis indignée mais pas résignée pour
autant.
Je n’ai pas l’intention de laisser les militants se faire bâillonner, et être privés de leur droit de choisir.
J’ai donc décidé de relever le gant et d’être candidate à l’investiture socialiste sur la 1ère circonscription.
Je pense avoir en effet les atouts nécessaires, le parcours et l’expérience pour le faire.
Militante depuis 1988, j’ai assumé la fonction de Secrétaire de section de La Rochelle-centre de mai 2004 à novembre 2008, après avoir eu le bonheur d'être l'adjointe
d'Olivier. En tant que membre du Secrétariat Fédéral, je connais bien les camarades de l’ensemble de la circonscription.
Responsable syndicale depuis 1980, j’ai acquis l’expérience du dialogue social et le goût de l’écoute des préoccupations de chacun, avec la détermination d’y répondre
concrètement.
Exerçant la profession d'assistante sociale, puis d'agent de développement social territorial, j’ai travaillé à La Rochelle puis sur l’Ile de Ré, ce qui m’a permis de
connaître parfaitement le tissu associatif de notre territoire ainsi que les principaux dossiers sociaux, particulièrement importants dans notre projet
socialiste.
Enfin, Conseillère Municipale déléguée aux affaires juridiques, immobilières et à l’Etat civil, j’ai conquis en mars 2010, face à l’UMP, le seul canton de La Rochelle qui
avait toujours été à droite avant cette victoire. Je sais donc affronter l’adversité et mener, grâce à votre aide, des campagnes électorales avec succès, même quand elles sont
difficiles.
Forte de cet engagement militant, de cette expérience de candidate et d’élue, et de ma volonté de continuer à faire avancer nos idées à partir d’un indispensable ancrage
local, je solliciterai donc vos suffrages.
Mais cette candidature se fera sous la forme d’un « ticket », comme le prévoient les statuts du PS. J’ai demandé à Olivier Falorni d’être mon suppléant, ce qu’il a accepté
et je veux le remercier très chaleureusement.
C’est donc un tandem que nous proposerons lors du vote militant le 1er décembre prochain, pour faire gagner la gauche dans notre
circonscription
.
Vous pouvez compter sur ma, sur notre détermination,
Je compte, nous comptons sur votre soutien.
Amitiés socialistes.
Patricia
FRIOU
06h00
Par Marie-Claude Aristégui
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Un siège pour trois femmes
Ségolène Royal est candidate mais aussi Patricia Friou (avec Olivier Falorni) et Nanou Jaumouillié, à La Rochelle.
Nanou Jaumouillié, candidate aussi à La Rochelle. Photo pascal Couillaud
Ce n'est pas une mais trois femmes qui seront candidates dans la première circonscription de La Rochelle (La Rochelle-Ré) laissée vacante par Maxime Bono : Ségolène Royal, Nanou Jaumouillié
(conseillère municipale de La Rochelle et secrétaire de la section locale du PS) et Patricia Friou, conseillère municipale et conseillère générale depuis quelques mois.
Cette dernière aura pour suppléant un certain Olivier Falorni, premier secrétaire fédéral en Charente-Maritime (lire également en page 13).
Autrement dit, des primaires sont inévitables. Et le 1er décembre, les militants seront appelés à choisir.
Hier soir, le bureau national du PS a confirmé la décision de la commission électorale, qui avait opté pour un gel de cette circonscription en faveur d'une femme. Ce qui interdit à un homme
de solliciter l'investiture du parti. Le suspense était inexistant. Et dès que l'information a été officielle, les autres se sont déclarés.
Nanou Jaumouillé va donc déposer sa candidature : « Je suis surtout soulagée, dit-elle, que cette circonscription ne soit pas réservée « personnalité ». L'expliquer aux militants aurait été
difficile. Là, on peut leur proposer de voter. »
Le tamdem Friou-Falorni
Quant à Patricia Friou, elle offre à Olivier Falorni la possibilité d'entrer aussi en campagne. Ce dernier ne s'en cache pas : « On a voulu éliminer un concurrent gênant, dit-il. Mais
Ségolène Royal me retrouvera et elle n'échappera pas aux votes des militants. »
Pour justifier sa candidature, Patricia Friou a adressé à notre rédaction un très long texte avec un titre très tendance : « Lettre d'une indignée pas résignée ».
« Indignée par la position inacceptable de Solférino […]. Indignée par la méthode hypocrite qui viserait à éliminer, par une mesure administrative du Parti, la candidature la plus naturelle
et la plus légitime qui soit : celle d'Olivier Falorni. »
Elle pare ce dernier de toutes les vertus et, comme elle n'est pas « résignée », Patricia Friou annonce sa décision de « relever le gant ». Et d'ajouter : « J'ai demandé à Olivier Falorni
d'être mon suppléant, ce qu'il a accepté ». Elle tient à le remercier… « chaleureusement ».
« À quoi servent les partis ? »
Maxime Bono semblait perplexe hier soir : « Je me demande à quoi servent les partis politiques aujourd'hui. Ils sont censés produire une pensée, une ligne politique et aussi de la discipline.
Si on ne respecte pas la discipline, je ne vois pas comment on peut respecter la ligne politique. Les Français n'ont pas ce genre de préoccupations, ils ont d'autres soucis. Ils s'intéressent
à leur avenir et ils ne se demandent pas s'il est légitime ou pas que Ségolène Royal se présente dans un département appartenant à une région dont elle est présidente ! Je ne regrette pas
d'avoir décidé de me consacrer à la politique locale. Ce n'est pas plus simple mais c'est plus sain ! »
Primaires à Rochefort ?
Le bureau national a également pris des décisions concernant les autres circonscriptions du département.
La deuxième (Rochefort-Aunis) n'est pas réservée à une femme. Autrement dit, si Suzanne Tallard, maire d'Aytré, maintient sa candidature à l'investiture, rien n'empêche David Baudon, maire de
La Jarrie, conseiller général et leader de l'opposition socialiste départementale, de postuler aussi, comme il en a d'ailleurs l'intention. Les militants trancheront.
Mickaël Vallet tout seul ?
Les troisième et quatrième circonscriptions ne posent pas de problèmes particuliers. En revanche, pour la cinquième (Marennes, Oléron, Royan), c'est plus complexe.
On sait que Mickaël Vallet, maire de Marennes et conseiller général, a déjà annoncé sa candidature à l'investiture. Mais le bureau national a suivi (cette fois !) l'avis du bureau fédéral et
opté pour une réservation « partenaire », soit en l'occurrence PRG.
Autrement dit, si Mickaël Vallet (qui, hier soir, au moment où la décision est tombée, présidait le Conseil municipal de Marennes, « je suis à la tâche pendant que d'autres sont à la manœuvre
») persiste, il ne pourra pas concourir la rose au poing. C'est un membre du Parti radical de gauche qui sera investi.
Mais comme le fait remarquer Denis Leroy, élu de La Rochelle : « Le PS n'avait pas vraiment soutenu Mickaël Vallet lors des municipales à Marennes, il a quand même gagné. »
06h00 | Mis à jour 08h27
Par Patrick Guilloton
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La concurrence en place contre Ségolène Royal à La Rochelle
Deux élues locales affronteront la présidente de Région pour l'investiture. L'une d'elles aura Olivier Falorni pour suppléant.
Hier soir, lors de la conférence de presse donnée par la première secrétaire du Parti socialiste à l'issue du bureau national, la seule question posée à Martine Aubry, hormis l'accord avec
les écologistes, avait trait à la première circonscription de Charente-Maritime, celle de La
Rochelle.
La réponse a été on ne peut plus claire : « Elle est réservée à une candidature féminine, ce qui ne signifie pas qu'elle soit réservée à Ségolène Royal. » N'empêche que pour la présidente de
Poitou-Charentes, la route a alors semblé bigrement dégagée, ce dont se sont aussitôt intensément réjouis ses relais locaux de Désirs d'avenir.
La lettre était prête
Car elle seront finalement trois à briguer le fauteuil socialiste de la
circonscription. Dans les minutes qui ont suivi, Patricia Friou, conseillère générale, conseillère municipale déléguée aux affaires juridiques et
immobilières, ancienne secrétaire de la section PS de La Rochelle-centre, faisait parvenir un courrier dans lequel elle faisait acte de candidature.
En clair, localement, plus personne ne pensait que l'avis donné par la commission électorale du 3 novembre
dernier, celui de réserver la circonscription à une femme, ne puisse pas être entériné par le bureau national.
En conséquence, dans le camp refusant le « parachutage » de
Ségolène Royal, on avait préparé le plan B. Une femme solide, ayant apporté, en mars dernier, le dernier canton rochelais tenu par la droite dans l'escarcelle du PS, devait se lever face
à la présidente de Région.
Une femme annonçant aussitôt que sa candidature se ferait sous la forme d'un « ticket ». « J'ai demandé à Olivier Falorni d'être mon suppléant, ce qu'il a accepté et je veux
le remercier chaleureusement », écrit Patricia Friou.
Voilà donc Olivier Falorni, premier fédéral de Charente-Maritime, dont on a essayé de se débarrasser par tous les moyens depuis des semaines, qui va se retrouver sur le chemin de Ségolène
Royal. Ce qui ne sera pas une première : en 2008, un candidat de Désirs d'avenir avait tenté de lui ravir le leadership de la fédération. Sans succès.
Fin 2009, alors qu'elle préparait ses listes pour les régionales de l'année suivante, Ségolène Royal l'avait superbement ignoré, déclarant vouloir placer deux de ses plus
chaleureux supporteurs. Olivier Falorni a dit non, demandé un vote démocratique au conseil fédéral qu'il a gagné. Depuis, il est conseiller régional sans la moindre attribution. « Ségolène
Royal n'échappera pas au vote des militants. Derrière cette décision hypocrite, on a voulu m'éliminer, mais quelque part, je serai quand même présent », expliquait-il hier soir.
Le combat rochelais promet donc d'être épique entre deux camps qui se haïssent au plus haut point. D'autant plus qu'une troisième candidate, Nanou Jaumouillié, conseillère
municipale et secrétaire de la section de La Rochelle-ville, a fait part, hier soir également, de sa volonté de prendre part aux débats. Une sorte d'arbitre qui n'a jamais caché son souhait
d'être candidate aux législatives si l'occasion se présentait.
« Indignée, pas résignée »
Pour sa part, Patricia Friou a intitulé sa missive « Lettre d'une indignée, pas résignée ! », un clin d'œil fort appuyé à la campagne menée par Ségolène Royal lors des
primaires socialistes.
Elle part avec un léger handicap : elle a actuellement un poignet fracturé. En effet, le 24 octobre dernier, lorsqu'elle a appris le retrait de Maxime Bono, le député
sortant, et l'intention de Ségolène Royal de tout faire pour lui succéder, elle était tellement « indignée et en colère » qu'elle en est tombée de vélo.
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Mardi 15 novembre 2011 à 06h00 | Mis à jour le 15 novembre 2011 à 20h56
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Le succès du blog « Falorni »
« Laissez-nous choisir notre candidat ! Pour nous, c'est Olivier Falorni » : ainsi intitulé, ce blog a été mis en ligne en début de semaine dernière par un « camarade » d'Olivier Falorni.
Et la liste des personnes (militants PS de la Rochelle, Ré mais aussi de Rochefort et d'ailleurs, ainsi que quelques élus) soutenant la candidature du premier secrétaire fédéral PS aux
législatives dans la première circonscription (la Rochelle-Ré) ne cesse de s'allonger.
Quelque 400 soutiens désormais, dont celui d'une certaine Janine Falorni, grand-mère d'Olivier. Ce dont l'intéressé est très fier, comme il l'est de voir que tant de militants et
sympathisants l'encouragent. C'est bien sûr, un blog à la gloire d'Olivier Falorni, mais assez bien fait pour éviter le piège du genre « haro sur Ségolène Royal ». En effet, les commentaires
laudateurs vis-à-vis d'Olivier Falorni ne sont jamais vachards à l'égard de Ségolène Royal. Les militants s'expriment pour seulement refuser le parachutage, et les diktats parisiens. Pour
résumer, les commentaires illustrent le titre : les militants veulent choisir leur candidat. « Ceux qui signent sont favorables à ma candidature mais ils ne demandent pas une circonscription
réservée ''Falorni'', ils veulent des primaires ouvertes », souligne à ce propos Olivier Falorni.
Mobiliser les militants
Seul problème, tous ces commentaires sont anonymes. On pourrait imaginer, en étant mal intentionné bien sûr…, qu'une seule et même personnes les a rédigés.
« La question s'est posée. Et le camarade qui a eu l'idée de ce site a finalement choisi de ne pas citer de noms. Mais, nous les avons tous, avec numéros de téléphone et e-mail. Pour déposer
un commentaire, il faut auparavant s'inscrire », explique Olivier Falorni.
Avec ce blog, l'objectif était de mobiliser les militants et les sympathisants et aussi de dire « aux Parisiens » que ce « parachutage » n'est pas du goût de tout le monde.
Aujourd'hui, le bureau national doit confirmer ou infirmer la décision de la commission nationale électorale du PS qui a gelé pour une femme cette circonscription (lire nos précédentes
éditions) où Maxime Bono ne se représente pas.
En général, ce bureau valide les choix faits en amont. Pas toujours, cependant. Olivier Falorni veut encore y croire. « Confirmer ce gel serait une terrible erreur », estime-t-il.
Marie-Claude Aristégui
06h00 | Mis à jour 08h04
Par patrick guilloton
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Le siège de La Rochelle
Le bureau national tranchera demain pour la circonscription de La Rochelle. Sur place, la résistance à l'arrivée de Ségolène Royal est toujours aussi vive.
Le bureau national du Parti socialiste suivra-t-il demain l'avis émis par la commission électorale du 3 novembre dernier, laquelle a souhaité qu'à La Rochelle, après le retrait du député sortant Maxime Bono, la circonscription
soit réservée à une femme ?
La question est posée. Elle fait débat - doux euphémisme -, en Charente-Maritime, où, dans les rangs
socialistes, la bataille fait rage. De chaque côté, on a aiguisé les arguments, les « ségolénistes » proposant de vraies études juridiques expliquant que c'était la règle de laisser la
place à une femme quand un homme abandonnait l'Assemblée, études balayées d'un revers de manche par leurs adversaires au sein desquels figurent des juristes éminents. Règle, usage ?
On s'y perd. Sauf que, désormais, tous ceux qui s'opposent à
l'arrivée de Ségolène Royal à La Rochelle montrent du doigt ce qui se passe à… Mérignac. Dans la circonscription de la couronne bordelaise, Michel Sainte-Marie, parlementaire durant plus
de trente ans, s'apprête à passer la main. Sa suppléante, Marie Récalde, est sur les rangs pour tenter de conserver la circonscription, mais elle ne sera candidate qu'à l'issue d'une primaire
interne au cours de laquelle elle devra affronter le premier fédéral du PS de Gironde, Ludovic Freygefond.
« Une primaire à la loyale »
En revanche, à La Rochelle, Olivier Falorni, lui aussi candidat à la candidature, lui aussi
premier fédéral, demandeur d'une primaire contre Ségolène Royal, voit les instances nationales décider de la réservation de la circonscription pour une femme. « Veut-on protéger Mme Royal,
faire une exception ? Tout cela n'est pas démocratique pour deux sous. La belle union de nos primaires citoyennes vole en éclats, les militants sont écœurés et se demandent pourquoi des
mesures ont été arrêtées pour la rénovation du PS puisqu'aujourd'hui, on nous ressert de vieilles recettes en imposant les éléphants », grogne Alain Renaldini, secrétaire de la section de
l'île de Ré. Et l'un de ses amis d'ajouter : « On veut une primaire à la loyale, pas d'une primaire à la Royal. » Ambiance.
Des militants à cran depuis qu'il n'a pas été tenu compte du vote de leur conseil fédéral demandant majoritairement que cette fameuse circonscription rochelaise demeure
ouverte. Résultat, des prises de bec d'anthologie comme lors de la réunion de la section de La Rochelle-ville. Ce soir-là, Maryline Simoné, élue régionale proche de Ségolène Royal s'en est
pris avec une telle vigueur à Olivier Falorni - elle s'en est excusée depuis - que la grande majorité de l'assemblée a quitté les lieux, exigeant depuis la rue le départ de Mme Simoné.
« Gentil n'a qu'un œil… »
Deux des trois responsables de section parlant de « faute politique extrêmement grave » en ont appelé au sens des responsabilités de Françoise Hollande et Martine Aubry.
Et en coulisses, les stratégies s'affinent pour lutter contre le « parachutage » de la présidente de Région qui doit s'attendre à ne pas trouver un tapis de roses sur le
Vieux Port. Même si le bureau national confirme le blocage de la circonscription pour une femme, il risque d'y avoir une primaire sanglante. « En cas de victoire de François Hollande,
pourquoi Ségolène Royal ne cherche-t-elle pas à gagner sur un terrain tenu par la droite, à Rochefort ou Châtellerault ? Cela aurait bien plus de panache », glisse un élu en ayant vu
d'autres.
Lequel se demande pourquoi Ségolène Royal a jugé utile de claironner haut et fort que le perchoir (la présidence) de l'Assemblée nationale lui avait été promis. « Plus de
discrétion aurait été plus décent », affirme-t-il. Sauf à dire que dans l'entourage immédiat de la présidente de Région, on explique facilement cet empressement. Il s'agissait en fait de «
coincer » ceux qui avaient fait cette promesse (Hollande et Aubry), de les empêcher de l'oublier.
Comme quoi la confiance règne. Une conseillère de Ségolène Royal a l'habitude de dire que « gentil n'a qu'un œil… »
Vérité en deçà de la Garonne, erreur
au-delà?
Afin de justifier le parachutage de Ségolène Royal dans la 1ère circonscription (La Rochelle- île de Ré), il
nous a été expliqué localement que c'était la règle du Parti Socialiste de remplacer automatiquement un député sortant par une femme. Ce qui permettrait d'éliminer subrepticement la candidature
naturelle et attendue de l'adjoint au maire de La Rochelle et Premier secrétaire fédéral, Olivier FALORNI.
Or, cette fameuse "règle" n'existe nulle part, ni dans les statuts, ni dans la circulaire du PS qui précise les
modalités de désignation des candidat(e)s socialistes aux législatives de 2012.
Au contraire, il suffit de faire quelques kilomètres et de se rendre en Gironde, à Mérignac, pour constater
qu'une primaire sera organisée le 1er décembre pour remplacer le député sortant Michel Sainte-Marie, entre sa suppléante Marie Récalde et le maire du Taillan Ludovic Freygefond.
Conclusion:
La fameuse "règle" serait-elle donc à La Rochelle une règle pour convenances
personnelles ?
Ou, pour paraphraser Pascal, vérité en deçà de la Garonne, erreur au delà?
Le comité de soutien
"Laissez-nous choisir notre candidat.
Pour nous, c'est Olivier FALORNI"
http://www.olivierfalorni.com/
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Législatives/PS:
une primaire en Gironde
AFP Publié le 04/11/2011 à 18:50
Ludovic Freygefond, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste (PS) en Gironde, a annoncé aujourd'hui qu'il se lancerait dans une primaire face à la suppléante
du député sortant de la 6ème circonscription aux législatives de 2012, promettant d'abandonner tous ses autres mandats s'il est élu.
M. Freygefond, 39 ans, a fait cette annonce au lendemain de la confirmation par le député-maire socialiste de Mérignac, Michel Sainte-Marie, qu'il ne se
représenterait pas en 2012 comme député de sa circonscription, afin de se consacrer à la gestion de sa ville. Le sortant a dit qu'il soutiendrait sa suppléante Marie Récalde, qui s'était
prononcée en faveur de Martine Aubry pour la primaire en vue de l'élection présidentielle.
Le premier secrétaire fédéral, soutien pour sa part de François Hollande (il a intégré l'équipe de campagne de celui-ci, en charge des questions internationales), et
par ailleurs maire du Taillan-Médoc et vice-président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) en charge des Finances, a réagi ce vendredi en se déclarant à son tour.
Celui qui se voit comme "un nouveau visage" dans le milieu politique a assuré vouloir "engager la rénovation" en promettant de démissionner de ces deux mandats en
cas d'élection. "Je ne prends pas de demi-mesures", a-t-il souligné. Devant la presse, il a souhaité à plusieurs reprises pouvoir "débattre" avec Mme Récalde, dont il estime qu'elle est un peu la
"candidate de Mérignac", alors qu'il "veut être le député de la circonscription toute entière".
Son entourage a dit que M. Freygefond était "un des premiers fédéraux à s'appliquer la règle du non-cumul", et fait remarquer qu'avec seulement 12 députés
actuellement ayant 40 ans ou moins, M. Freygefond, en cas d'élection, "participerait au coup de jeune d'une assemblée parmi les plus vieilles d'Europe".
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Ségolène Royal candidate à La Rochelle :
"un parachutage de confort"
Publié le 04-11-11 à 19:37 Modifié à 21:43 par Baptiste Legrand
Mis sur la touche, le patron des socialistes du département, Olivier Falorni, sonne la charge contre la présidente de région.
Ségolène Royal avec Olivier Falorni (à droite), en
2007. Une autre campagne... (AFP)
La parité hommes-femmes est parfois bien commode. Surtout quand elle permet d'éliminer un concurrent gênant. C'est ce qui s'est produit dans la soirée du jeudi 3 novembre au Parti socialiste.
La commission électorale a décidé de réserver "à une femme" la première circonscription de Charente-Maritime, justement celle où compte se présenter Ségolène Royal lors des
législatives de juin 2012. Et tant pis pour Olivier Falorni, le patron de la fédération PS du département, candidat à l'investiture dans la même circonscription.
La réaction de l'élu local ne s'est pas fait attendre. Dès jeudi soir, il dénonce "une tentative de parachutage pathétique par une décision venue d'en haut sans se soumettre au vote des
militants". Des propos sans nuance qu'il confirme vendredi auprès du "Nouvel Observateur". La colère n'est pas retombée. "J'assume le mot parachutage. Demandez leur sentiment aux Rochelais et
aux militants socialistes et vous verrez que c'est ressenti comme cela." Un "parachutage de confort", qui plus est, dans une circonscription détenue sans interruption par la gauche.
"La ficelle est grosse"
Un parachutage, vraiment ? "Absurde", répond-on dans l'entourage de Ségolène Royal, où l'on souligne que la présidente de région, qui passe beaucoup de temps dans la ville, est bien connue
des Rochelais. Qu'importe si le conseil régional siège à Poitiers. Et qu'importe si celle qui vise désormais la présidence de l'Assemblée nationale est implantée dans les Deux-Sèvres depuis
1988.
"La ficelle est grosse, voire énorme. Elle ne trompe personne", poursuit Olivier Falorni. Sa colère inclut le maire de la ville, Maxime Bono - dont il est pourtant l'adjoint
aux finances - qui renonce à son siège de député et qui appuie l'arrivée de Ségolène Royal. "Nous ne sommes plus sous l'Ancien régime, quand on se transmettait un fief entre féodaux. Ou alors
il faut cesser de parler de rénovation politique !"
La rénovation, c'est pourtant bien l'objectif affiché au Parti socialiste, où l'on entend présenter davantage de femmes et de candidats issus de la diversité aux législatives. D'ailleurs,
l'usage veut au PS que lorsqu'une circonscription est libérée par un homme, elle soit réservée à une femme. Mais Olivier Falorni estime incarner une autre forme de renouvellement : place à la
jeunesse ! Lui qui aura 40 ans en 2012 ne voit pas pourquoi il devrait s'effacer. "Il ne s'agit pas pour moi de dire que Ségolène Royal n'a pas le droit de se présenter à La Rochelle. Je
demande simplement à ce qu'on organise une primaire entre sa candidature et la mienne, et les militants choisiront. Pourquoi aurait-on peur du vote militant ?", insiste-t-il, sûr de la
confiance de socialistes qu'il côtoie depuis des années. Et de relever au passage que l'ancienne candidate à la présidentielle n'a recueilli que 16% des voix dans ce département au premier
tour de la primaire citoyenne, le mois dernier.
La réconciliation sera difficile...
Mais au final, c'est bien la direction nationale du PS qui aura le dernier mot. Et, vu de Paris, la priorité est au rassemblement pour remporter la bataille de 2012. Hors de question de
maltraiter Ségolène Royal ! Le choix de réserver la circonscription à une femme devrait donc sans surprise être confirmé par le bureau national du parti.
Pourtant, Olivier Falorni laisse peu de marge à la négociation. Il exclut catégoriquement de déménager pour une circonscription voisine. "On ne va pas rajouter un parachutage au parachutage.
Je suis cohérent. Je suis candidat à La Rochelle parce que j'y suis né, j'y vis, j'y travaille, j'y suis élu. C'est ce territoire que je veux défendre. Je ne cherche aucune solution de
secours."
Une fois investie, Ségolène Royal devra encore être élue. Devra-t-elle faire campagne avec un patron de la fédération socialiste qui lui est ouvertement hostile ? Dans ces conditions,
parviendra-t-elle à mobiliser les militants ? "On ne peut pas imaginer que le premier fédéral ne fasse pas tout pour assurer la victoire des candidats socialistes", souligne-t-on dans
l'entourage de Ségolène Royal. Et d'insister : "si tel n'était pas le cas, il devrait quitter son poste."
Baptiste Legrand - Le Nouvel Observateur
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Par Stéphane Vacchiani
SUD OUEST
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La Rochelle : Olivier Falorni candidat à la candidature pour les législatives
Alors que Ségolène Royal doit être parachutée à La Rochelle, le premier secrétaire du PS de Charente-Maritime brigue aussi la succession de Maxime Bono aux législatives
Le socialiste Olivier Falorni sera aussi candidat à l'investiture pour succéder à Maxime Bono aux prochaines législatives (Photo Dominique Jullian)
Maxime Bono a révélé hier sur
sudouest.fr qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat de député, laissant la place potentiellement à la présidente de la région Poitou-Charentes.
C’était sans compter sur le premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste en Charente Maritime Olivier Falorni . « Maxime Bono a annoncé son souhait de ne pas se présenter, je suis candidat
pour avoir l’investiture du PS. Je solliciterai les suffrages des militants socialistes de cette circonscription » annonce en exclusivité à sudouest.fr ce matin Olivier Falorni.
Cet élu rochelais était déjà monté au créneau contre l’ex candidate à la présidentielle pour les présidentielles. « Je ne suis pas candidat contre Ségolène Royal ou contre quelqu’un
mais dans une logique politique » répond Olivier Falorni persuadé lui d’avoir « la légitimité à être candidat sur cette circonscription».
Législatives 2012
L'annonce de la candidature de Ségolène Royal au poste de député de Charente-Maritime actuellement détenu par Maxime Bono a semé le trouble au sein de la fédération du PS. Le premier secrétaire
fédéral, Olivier Falorni, pressenti comme successeur de Maxime Bono, annnoce qu'il sera également candidat à l'investiture socialiste pour ces élections. Il estime sa candidature légitime.